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Travaux au Grand Palais, (A2, le journal de 13h, 4 juillet 2002)

2002-07-04 Histoire

© INA

transcription

Daniel Bilalian : Le nouveau ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon, présentait ce matin les comptes de son ministère. Il est inquiet : sa marge de manœuvre est faible, ce qui veut dire en clair que ses possibilités financières sont limitées. A titre d’exemple, la réfection du Grand Palais, à Paris, fermé en 1993 pour mauvais état, devrait être terminée en 2003 mais il faut encore trouver 180 millions d’euros pour financer les travaux. Il est donc question de faire appel à des fonds privés. Pauline Rovenaz, Romain Potocki.

Voix off : Le Grand Palais, ou ce qu’il en reste. C’est la plus grande friche culturelle de France. Construit pour l’Exposition universelle de 1900, le bâtiment se refait une jeunesse. A l’époque pour asseoir l’édifice, on avait planté et immergé 3400 pieux de chêne, mais les problèmes sont vite apparus.

Alain-Charles Perrot, architecte en chef des monuments historiques : « les pieux en bois se sont bien conservés tant qu’ils étaient dans l’eau. Mais la nappe phréatique s’est abaissée compte tenu de l’évolution du sous-sol parisien, et donc se trouvant à l’air, bien sûr dans la terre mais quand même à l’air, ils ont pourri et disparu. »

Voix off : Conséquence : le monument se fissure. Fragilisé, le vaisseau menace de s’écrouler. En 1993, le ministère de la Culture décide de fermer la Nef. Pour ces travaux titanesques, le budget est de taille : 125 millions d’euros. Il faut remplacer ce qui constitue l’âme de ce lieu : les 14 000 m2 de verre.

Alain-Charles Perrot, architecte en chef des monuments historiques : « la verrière va être soulevée dans sa position centrale, elle va être allégée, et donc on va pouvoir ainsi changer, un par un, les éléments métalliques qui sont tordus, qui doivent être repris. »

Voix off : Pour un Grand Palais rénové il faudra attendre encore trois ans, et ce n’est pas gagné. Sans financement privé, le ministère ne peut assumer le coût des travaux.