Début juin 1937, les Floralies internationales prennent place au Grand Palais. L'espace d'un instant, la verrière du Grand Palais devient une serre gigantesque, où sont mis en valeur les plus beaux spécimens de la flore française. Chaque région spécialisée dans la culture des fleurs, a envoyé ses plus belles espèces : Loire, Île-de-France, Côte d'Azur rivalisent face à face et montrent le degré de perfection que peuvent atteindre les hortensias, les œillets, les orchidées ou les roses, lorsqu'ils sont entourés de soins attentifs. Sur quatre mille mètres carrés s'étend l'art des horticulteurs tandis que les allées du Grand Palais déploient des parfums grisants.
Le critique du Figaro, visiblement charmé par ce jardin de rêve, va jusqu'à écrire, dans un élan patriotique : « Devant tant de splendeurs épanouies on se rappelle que l'art du jardin est essentiellement français. Sans remonter aux parterres du Grand Siècle, aux perspectives colorées des jardins de Versailles, des Invalides, ou à celle des châteaux princiers, cette science s'est affirmée à toutes les époques. L'amour de la belle fleur, de l'arbre, le souci de l'ordonnance décorative des merveilles de l'horticulture ne sont pas en décadence, l'actuelle manifestation le prouve ». C'est ce qu'on appelle se jeter des fleurs !