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Le printemps est déjà au Musée du Luxembourg

jeu, 02/02/2017 - 12:09 -- debout
Bouquets de fleurs, corbeilles de fruits ... allez prendre une bouffée de printemps avec Fantin-Latour, jusqu'au 12 février.
La nature morte, que Fantin a pratiquée dès sa jeunesse, lui assure un revenu régulier tout au long de sa vie. Mais le peintre apprécie aussi le défi de ce réel fugace qu’il s’agit de fixer sur la toile et il conçoit ses œuvres comme de véritables « portraits de fleurs ». Après son mariage, Fantin séjourne chaque été dans une propriété de la famille de sa femme, dans l’Orne. Il compose les bouquets qui lui serviront de modèle à partir des végétaux à sa disposition.
 

Envie de croquer dans une pomme ? 
Loin des essences florales sophistiquées, le choix s’est porté avec le Vase aux pommes et feuillages de 1878 (ci-contre) sur des branches de pommier avec leurs fruits. L’accent est mis sur les matières, plutôt rustiques et vigoureusement suggérées. Ce traitement, comme la simplicité efficace de la composition, rappellent les œuvres de Jean-Siméon Chardin (1699-1779) que Fantin admirait. La composition légèrement décentrée, avec l’interruption du support en bas à droite du tableau, vient donner du dynamisme à un ensemble qui pourrait sembler un peu statique au premier abord. 


 

Besoin de respirer les fleurs du printemps ? 

Le genre de la nture morte, qui est le plus mineur dans la hiérarchie académique, rencontre dans la deuxième moitié du XIXe siècle en certain engouement, en même temps que la vogue des fleurs et des jardins se développe, en particulier en Angleterre. Traditionnellement, ce genre a une dimension symbolique : la nature morte est une image du temps qui passe et de la brièveté de la vie. Ce n’est pas ce qui intéresse Fantin, pas plus qu’il n’est intéressé par la possibilité de montrer sa virtuosité à rendre différentes matières. Ses natures mortes, essentiellement florales, sont généralement assez dépouillées, surtout après les années 1870 et se distinguent des productions de ses contemporains, beaucoup plus tournées vers la recherche d’effets décoratifs.



Pivoines, roses, pommes, poires et fraises bien mûres... on sent  presque comme une odeur de printemps dans ses toiles.... L'exposition fermera ses portes le 12 février, il est encore temps d'en profiter et d'aller penser au printemps qui arrive !

 


Retrouvez d'autres contenus dans le dossier pédagogique de l'exposition

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