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Rencontre de deux mondes...

mar, 10/01/2017 - 11:58 -- debout
La présence d’artistes mexicains dans les grands centres culturels du XXe siècle comme Paris ou New York et des événements comme la crise économique de 1929 ou la Seconde Guerre mondiale, favorisent les échanges esthétiques à double sens.
Grâce à leur succès retentissant, qui dépassa bientôt les frontières du Mexique, les « Trois Grands » obtinrent des commandes à l’étranger, notamment aux États-Unis. À partir de 1929, ce pays plongea dans la pire crise économique de son histoire et dut trouver des solutions permettant de fournir du travail à tous ses citoyens. Président des États-Unis de 1933 à 1945, Franklin Roosevelt lança le New Deal, dont le Public Works Art Project (PWAP) était le versant culturel ; il prit ensuite le nom de Works Progress Administration Federal Art Project (WPA/FAP) et s’apparentait au projet de José Vasconcelos. Le directeur du projet John Dewey pensait que le programme muraliste mexicain aiderait à stimuler la créativité aux États-Unis et fournirait un exemple d’art porteur d’un message social.
En même temps, entre la fin de la Révolution et le début de la Seconde Guerre mondiale, le Mexique accueillait des artistes nord-américains et européens et devint le refuge où purent se rencontrer les poètes, peintres, cinéastes et photographes qui fuyaient les désordres de leurs pays, faisant du Mexique le creuset de nombreux langages esthétiques singuliers. La rencontre du surréalisme et du réalisme magique donna naissance à un nouvel être hybride.


Focus sur Marius de Zayas (Veracruz, 1880 – Stanford, États-Unis, 1961)

Écrivain, critique d’art, artiste, organisateur et commissaire d’expositions mexicain, Marius de Zayas vit une grande partie de sa vie entre les États-Unis et l’Europe. Connu pour son travail de diffusion de l’art moderne au cours des premières décennies du XXe siècle, Marius de Zayas a été l’un des meilleurs spécialistes et défenseurs de l’art moderne.
En 1907, Marius de Zayas (1880-1961) part pour les États-Unis après avoir reçu des menaces du gouvernement porfiriste pour ses publications antigouvernementales. À New York, il dessine des caricatures pour le New York Evening World et, grâce à ses relations, fait la connaissance du galeriste et photographe Alfred Stieglitz (1864-1946). Stieglitz possédait déjà sa Little Galleries of the Photo-Secession, qui prend le nom de galerie 291 et s’ouvre cette même année à d’autres formes d’art que la photographie. Il y expose d'ailleurs en 1909 et 1910 son travail de caricaturiste. Au cours de son voyage en Europe, entre 1910 et 1911, il fréquente les artistes Francis Picabia, Pablo Picasso et Guillaume Apollinaire. À son retour d’Europe, il fonde la Modern Gallery où il expose des oeuvres d’artistes comme Diego Rivera, Paul Strand, Vincent Van Gogh et Paul Cézanne, entre autres.



Cómo, cuándo y porqué el arte moderno llegó a Nueva York (Comment, quand et pourquoi l’art moderne est arrivé à New York) est sa publication majeure sur l’art moderne. Sa connaissance approfondie du sujet lui permet de contribuer à la constitution de la collection du Museum of Modern Art de New York, considérée aujourd’hui comme l’une des plus importantes des États-Unis.
 
 
 
 
 

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