La visite virtuelle est un module multimédia conçu pour le lecteur Flash version 9,0,60 ou supérieure (obtenir Flash).
Si vous ne disposez pas de cette technologie dans votre navigateur, vous trouverez ci-dessous le contenu de cette visite
Les Mosaïques
Commentaire audio
Module Flash
Un ouvrier travaille au sommet d’une énorme tête de Brahma.
Un Assyrien sculpte un taureau ailé. Des esclaves égyptiens, commandés par un chef armé d’un fouet et d’un bâton, traînent péniblement un sphinx colossal couvert d’hiéroglyphes.
Un peintre décore une momie. Un ibis se tient près des premiers gradins d’une pyramide. Plus loin, un temple entouré de palmiers.
Des ouvriers occupés à la construction d’un temple, interrompent leur travail pour écouter les chants du poète Hésiode, tandis qu’aux pieds de la statue de Zeus, le sculpteur Phidias, tenant un marteau, lit un papyrus.
De l’autre côté du dieu, un groupe de jeunes gens danse au son de la double flûte. Un peintre décore une coupe à libations ; il est assis près d’autres vases peints, objets domestiques ou funéraires. Deux masques, tragique et comique, rappellent Eschyle et Aristophane. Dans l’angle, un sculpteur ayant à la main une frêle figure de Tanagra symbolise l’élégance attique. Au-dessus apparaît l’Acropole avec le Parthénon.
Des artisans travaillent, sous les yeux de l’architecte. Un sculpteur taille un buste dans le marbre tandis qu’un sénateur érudit examine des médailles devant la statue d’un empereur devenu dieu.
À terre, au milieu d’eux, sont groupés les témoignages de l’art pompéien : trépied d’or, table de marbre, casque et épaulière de gladiateur ; dans le fond se détache l’arc de Titus. Puis se montre l’art chrétien, représenté par un sarcophage sculpté où se lit l’inscription « Fabius in pace » avec le monogramme du Christ. À l’arrière, des personnages byzantins examinent un tissu d’Orient en soie brochée et rehaussé d’or. L’un d’eux tient un diptyque en ivoire sculpté. Enfin, un moine, artiste mosaïste, travaille à un pendentif de basilique.
Dans un motif d’architecture hispano-mauresque, un maure se tient à côté du vase de l’Alhambra.
Des tapis, des faïences et des armes évoques les riches fabrications artistiques de l’Orient. Au dernier plan s’élancent les minarets d’une mosquée.
Un orfèvre émailleur termine une couronne d’or chargée de gros cabochons.
Les principales productions d’art de l’époque sont indiquées par un reliquaire, un lourd chandelier, une coupe émaillée, un évangéliaire, distribués autour de l’artiste.
Un sculpteur travaille à une vierge gothique. Près de lui, un miniaturiste enlumineur enrichit de belles lettres ornées un manuscrit. Ensuite vient un sculpteur sur ivoire, porteur d’un triptyque, d’une crosse et d’un olifant. Devant lui passent deux orfèvres transportant une châsse.
Au fond, la Sainte-Chapelle, et plus loin, un dessinateur qui reproduit une branche de houx, reçoit les conseils d’une peintre verrier assis, le pinceau à la main, devant le vitrail qu’il termine. Sous les arcades d’un cloître gothique, un jeune ménestrel joue de la harpe. Devant le musicien, un héraut d’armes, au costume blasonné,, se tient près du heaume couronné d’un chevalier, dont il porte à deux mains la lourde épée damasquinée. À travers le cloître, s’aperçoivent les tourelles crénelées d’une demeure guerrière. Au premier plan, la figure d’un preux, les mains jointes, est figée dans son armure de marbre.
L’Italie de la Renaissance est représentée par le Dôme et le Campanile de Florence, ainsi que par le Moïse de Michel-Ange.
En avant, deux artistes de l’époque se détachent sur le panneau d’une vierge évoquant Raphaël. Au milieu d’une terrasse, d’où s’entrevoit le château de Chambord, un peintre costumé à la mode du XVIe siècle travaille à un carton, près du groupe des trois Grâces de Germain Pilon. Il a autour de lui une cuirasse, des armes, des étoffes. Un maitre de chapelle joue de l’orgue, un joaillier examine un collier. Aux pieds du joaillier sont posés une aiguière et des plats émaillés de Bernard Palissy.
Clin d’oeil : <br>Dans ce panneau, le peintre Louis-Edouard Fournier a donné à certaines figures les traits de plusieurs personnages ayant contribué à l’édification du Grand Palais : le Commissaire général Picard en maître de la chapelle, l’architecte Deglane et Fournier lui-même (architecte et peintre en costume florentin, occupant la gauche du tableau).
Le peintre du XVIIe siècle, richement habillé de soie et de dentelle, se tient, la palette à la main, appuyé sur un fauteuil que recouvre une étoffe somptueuse.
Derrière lui, est un vase de jardin sculpté, à côté d’une tapisserie des Gobelins ; cette figure résume l’art de Mignard, Poussin et Rigaud. Au premier plan se trouvent une statue de fleuve en marbre blanc et un génie enfant, avec un cartouche portant les noms d’artistes célèbres dans les deux siècles. À droite, le peintre du XVIIIe siècle, achève un portrait. Sur l’arrière de son chevalet, un graveur examine des estampes qu’il tire d’un carton : c’est l’évocation de La Tour, de Watteau et de Marillier.
Autour d’eux sont des vases de Sèvres, des porcelaines de Saxe, la maquette du Panthéon et la statue de l’Amour par Bouchardon, sur un piédestal qui termine la décoration du premier plan. Le dernier plan montre, au-delà d’un vaste perron, le château de Marly ainsi que le jardin de Versailles avec ses fontaines et la colonnade du bain de Diane.
Pour une époque si proche de la création du Grand Palais, le peintre Fournier a dû se montrer réservé.
Il s’est contenté de la traduire sous les traits d’une femme aux ailes déployées portant un rameau d’or, figurant l’art immortel dans sa marche incessante et passant devant un motif d’architecture contemporaine, sorte de frontispice et de cadre, dans lequel sont inscrits le noms d’artistes morts et déjà consacrés par le temps : David, Prudhon, Percier, Géricault, Duban, Pradier, Ingres, Delacroix, Rude, Berlioz, Carpeaux, Baudry, Garnier, Puvis de Chavannes.


