Carambolages : le choix de Cécile...

L'exposition Carambolages se poursuit ! Une exposition pas comme les autres qui met le visiteur et son ressenti au centre du parcours. Découvrez dès à présent quelle œuvre marquante certains d'entre eux ont choisi...
27 juin 2016
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Dans les couloirs de l’exposition Carambolages, des curieux se prêtent au jeu en répondant aux questions de Johanna et Sarah, volontaires des services civiques en médiation numérique au sein du Grand Palais. Aujourd’hui, c’est le cas de Cécile, étudiante, qui nous explique son choix.
Chef-d’œuvre d’armurerie en forme d’aigle, France, vers 1860, Paris, musée de l’Armée
 

Pourquoi cette oeuvre ?

Je trouve cette œuvre intéressante car elle attire tout de suite le regard par son côté imposant. Et aussi parce qu’elle est placée de manière isolée dans l’exposition, et en hauteur. Pour l’admirer on doit prendre de la distance et lever les yeux vers elle, ce qui, à mon avis, n’est pas anodin. Il y a encore plus de puissance qui s’en dégage. 

Que vous évoque-t-elle ?
En voyant cet aigle fait de lames, cela m’a tout de suite fait penser aux œuvres qui représentent Hitler un peu avant dans l’expo, elle en est comme un écho. J’ai pensé au départ qu’il s’agissait d’une œuvre qui glorifiait la puissance du III ème Reich, puisque l’aigle en était le symbole. Mais on se fait avoir en tant que spectateur, car on se base sur une association d’idées qui n’est pas nécessairement vraie. Il s’agit en fait d’une œuvre de 1860, et française qui plus est ! Elle a été réalisée pour symboliser la puissance de l’Empire français qui se développait alors. Aujourd’hui cela peut paraitre aberrant que la France ait pu choisir cet emblème. En cela c’est vraiment super qu’il n’y ait pas de cartels auprès des œuvres. Cela permet de chambouler nos idées reçues sur ce genre de représentations.

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