Cysp de Nicolas Schöffer, une oeuvre ... sensible !

Chaque semaine, nous vous présentons un artiste de l'exposition Artistes & Robots. Découvrez Nicolas Schöffer et son oeuvre CYSP.
23 mai 2018
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Nicolas Schöffer (1912, Kalocsa (Hongrie) / 1992, Paris) est un artiste multidisciplinaire, connu pour ses sculptures animées d’un mouvement mécanique, de lumière et de son. Ses premières sculptures en métal datent du milieu des années 1940. Il explore le spatiodynamisme à partir de la fin des années 1940, intégrant en 1957 la lumière (luminodynamisme) et, en 1959, le temps (chronodynamisme) pour créer des oeuvres d’abord cinétiques puis programmées. Il utilise des dispositifs de rotation et des projecteurs, ainsi que des écrans sur lesquels se projettent les effets de couleurs et d’ombres en évolution constante de ses sculptures. Inspiré par les théories de Norbert Wiener, il a contribué à inventer un art cybernétique propice à un dialogue interactif entre une oeuvre d’art et son public.

 

CYSP 1, exposée dans Artistes & Robots au Grand Palais, est reconnue comme la première sculpture cybernétique de l’histoire de l’art et la première oeuvre à utiliser l’ensemble des principes du spatiodynamisme. Cette sculpture à échelle humaine contient un « cerveau électronique » développé par Schöffer en collaboration avec des ingénieurs de Philips. Connecté à des capteurs, ce « cerveau » permet à la sculpture de réagir aux variations de son, d’intensité lumineuse et de couleur. La sculpture entière se déplace de façon autonome et seize plaques polychromes pivotent et tournent à des vitesses différentes en réaction aux stimuli externes. Ce robot réactif est une des premières oeuvres d’art à intégrer explicitement les principes de la cybernétique (CYSP est un acronyme formé des deux premières lettres des mots cybernétique et spatiodynamique). L’oeuvre a été présentée pour la première fois à la Nuit de la poésie (théâtre Sarah- Bernhardt, Paris, 1956), et, la même année, dans le cadre du Festival d’art d’avant-garde de Marseille, lors d’une performance interactive sur le toit de la Cité radieuse de Le Corbusier avec des danseuses du corps de ballet de Maurice Béjart. Elle était accompagnée d’une musique concrète composée par Pierre Henry.

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