Votre panier est vide
Besoin d'inspiration ?
Rendez-vous dans le programme en ligne du GrandPalais
Article -
La Renaissance est également un courant artistique. Les styles sont très différents en fonction des pays mais on remarque des points communs : une recherche de réalisme, l’utilisation de la perspective, la recherche de lumière, de nouvelles techniques et de nouveaux sujets. Ce sont ces innovations qui marquent la rupture avec l’art du Moyen Âge.
L’art de l’époque médiévale représentait des personnages plats, sans volumes, juxtaposés sur des fonds unis. Les formes et les couleurs étaient plus symboliques que réelles. Par exemple, le personnage le plus important était plus grand que les autres. Les artistes de la Renaissance ont le souci de représenter leurs scènes de façon plus réaliste et non selon des règles. Comme les grecs et les romains qu’ils admiraient, ils se mirent à étudier le corps humain en faisant poser des modèles vivants pour respecter les proportions. Ils observent attentivement la nature et intègrent leurs personnages dans des paysages.
La science neuve de la perspective donne l’illusion de la troisième dimension, accentue le réalisme. Les peintres vont utiliser à présent la perspective avec un seul point de fuite pour donner de la profondeur à l’œuvre. Depuis l’antiquité, les peintres recherchent cet effet mais c’est Brunelleschi qui en donne la solution mathématique. Le premier à porter de l’intérêt aux travaux de l’architecte est Masaccio. Il peint pour l’église Santa Maria Novella, à Florence, une Trinité. La scène semble se dérouler dans une véritable chapelle.
Les peintres n’achetaient pas des tubes de peintures mais préparaient eux-mêmes leurs couleurs à base de pigments : des plantes, des minéraux. Au Moyen Âge, ils les écrasaient finement avec du blanc d’œuf pour en faire une pâte. La matière séchait très vite ! On devait peindre rapidement et on ne pouvait reprendre une œuvre. Le peintre flamand Jan Van Eyck aurait inventé ou au moins perfectionné une nouvelle technique picturale au début du XVe siècle : la peinture à l’huile. Il remplace l’œuf par de l’huile. La pâte prend plus de temps à sécher. Il a donc plus de temps et travaille avec plus de précision. Les couleurs à l’huile donnent une grande luminosité aux tableaux et permettent de travailler la transparence des couches.
La Renaissance est souvent rattachée à une recherche de la lumière. On la trouve en peinture mais aussi en architecture. Les bâtiments étaient de véritables forteresses avec des murs épais et des fenêtres étroites. Les églises gothiques grâce aux voûtes et aux ogives allègent ces murs. Les vitraux font pénétrer une lumière colorée dans l’édifice. Au XVesiècle et au XVIesiècle, on élargit toutes les ouvertures. On rythme les façades de grandes baies qui permettent d’ouvrir les demeures sur l’extérieur et de faire rentrer la lumière. L'organisation en étages des bâtiments avec des ouvertures régulières est un modèle encore utilisé de nos jours.
Les arts ne vont plus se restreindre aux sujets religieux. Si on en trouve toujours en grand nombre, les thèmes profanes apparaissent. Ils montrent la place importante accordée à l’homme pendant la Renaissance. Les portraits se multiplient. La lecture des textes antiques amène les grands mécènes à commander des toiles avec des sujets mythologiques. Ces mythes étaient connus au Moyen Âge mais à la Renaissance, ils deviennent très familiers. Sandro Botticelli, un des plus grands peintres florentins, est connu pour ses immenses toiles mythologiques. Il fait l’éloge de la beauté à travers ces déesses.
Votre panier est vide
Besoin d'inspiration ?
Rendez-vous dans le programme en ligne du GrandPalais
Voir le contenu : Billetterie ouverte pour les expositions du Grand Palais d’été 2026
Bâtiment, 2004. Digital print on linoleum, lights, iron, wood, and mirror Le Centquatre, Paris, 2011
Article -
Vous ne verrez plus le monde de la même façon ! Réservez vos places pour découvrir, sous la verrière du Grand Palais ou dans ses galeries d'exposition, les projets d’envergure portés par les artistes contemporains internationaux Leandro Erlich et Laure Prouvost : deux expositions inscrites dans la programmation 2026 de la saison estivale Grand Palais d’été, deux univers singuliers... et une invitation à expérimenter de nouvelles façons de percevoir le réel.
Voir le contenu : Nan Goldin et la No Wave, par Alice Leroy
Brian and Nan in Kimono, 1983
Article -
À l’occasion de l’exposition consacrée à Nan Goldin au Grand Palais jusqu’au 21 juin 2026, Alice Leroy, enseignante-chercheuse et critique de cinéma, propose une série de textes explorant son œuvre à travers le prisme du cinéma. Elle revient ici sur les...
Voir le contenu : Matisse 1941-1954 : tous les outils indispensables pour une visite éclatante au Grand Palais
Henri Matisse, Acanthes, 1953
Article -
Vous venez découvrir l’exposition Matisse 1941-1954 ? Bonne nouvelle : tout est prévu pour profiter pleinement de la visite, que vous soyez en solo, entre amis, en famille ou avec des enfants. Parcours ludiques, outils accessibles… Suivez le guide pour...