Fantin-Latour : les derniers jours !

Alors que Fantin-Latour avait pris ses quartiers d'hiver au Musée du Luxembourg, il est bientôt temps pour lui de nous quitter. Mais il reste encore quelques jours pour en profiter !
10 février 2017
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«En dehors de mon art, je ne peux rien faire, rien dire, écrit-il ainsi en 1861, [...] car l’art demande tous les sacrifices, car l’art est en dehors de la vie… »
Resté célèbre dans l’histoire de l’art pour ses somptueuses natures mortes et pour les portraits de Manet, Baudelaire, Rimbaud, ou encore Verlaine..., Henri Fantin-Latour est un artiste profondément indépendant dans un siècle marqué par les aventures collectives. Il laisse derrière lui l’image d’un peintre marginal, guidé par une conception très élevée de sa mission d’artiste. 
 
Photo © RMNGrand Palais (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
Photo © RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
Photo © Victoria and Albert Museum, Londres, Dist. RMN-Grand Palais / image Victoria and Albert Museum

 
 


Un artiste complexe et inclassable
Très attaché dès sa jeunesse à la restitution fidèle de la réalité, Fantin-Latour succombe très tôt à une inspiration plus poétique, nourrie par son amour de la musique. Il tire précisément de ce grand écart les ferments d’un oeuvre multiple qui s’articule durant un demi-siècle entre portraits, natures mortes et « oeuvres d’imagination », et qui reste à la fois synonyme de classicisme et de modernité.
Henri Fantin-Latour se dérobe ainsi à toutes les étiquettes : venu à la peinture sous l’égide réaliste d’un Courbet, il apparaît comme le dernier des romantiques pour les uns, le premier des symbolistes pour les autres. Dans tous les cas, un artiste intense et délicat cachant sous les glacis d’une peinture austère une sensibilité à fleur de peau.
 

Fantin-Latour en 5 dates :
1836 : Naissance à Grenoble
1857 : Rencontre avec Édouard Manet, James Mac Neill Whistler et Otto Scholderer
1861 : Première participation au Salon ; second séjour en Angleterre
1876 : Voyage à Bayreuth, découverte de l’«art total» prôné par Richard Wagner et mariage avec Victoria Dubourg, peintre de natures mortes
1904 : Mort à Buré le 25 août


 
 
A découvrir jusque dimanche soir 12 février 2017 au Musée du Luxembourg


 

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