Fêtez la musique avec Matisse

POUR LA FÊTE DE LA MUSIQUE, DÉCOUVREZ "MATISSE ET LA MUSIQUE" ÉDITÉ EN CD par la Rmn-GP.
21 juin 2016
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S'il n'avait pas été peintre, Henri Matisse (1869-1954) serait devenu musicien. Comme Ingres, il aimait passionnément son violon. 
La musique habite l’intimité du peintre et sa famille. Ses enfants la pratiquent : Marguerite au piano, Jean au violoncelle, Pierre au violon. Dans la toile La Leçon de piano de 1917, une partition (du compositeur Haydn) apparaît posée sur le piano, à côté du violon. Matisse peint Le Violoniste à la fenêtre en 1918 avec son fils qui pose et joue.
Son violon trône souvent dans ses œuvres ; si ce n’est pas lui, son étui, ou encore un piano, un harmonium…
 
Pour peindre, Matisse écoute les concerts Pasdeloup (le plus ancien des orchestres symphoniques parisiens fondé en 1861 par Jules Pasdeloup), Prokofiev dont il dessine le portrait, Debussy… mais aussi des mélodies tziganes et très largement du jazz.
 « C’est au jazz que la postérité associe le plus Matisse. C’est à la fin de la première guerre mondiale, avec l’arrivée des soldats américains qui comptent en leurs rangs des musiciens noirs, que le jazz se révèle pleinement à la vieille Europe. Quatre années de folie meurtrière ont causé un traumatisme profond. Les hommes veulent jouir de l’instant présent. Ce sont les années folles ; le jazz prend valeur de symbole dans l’euphorie ambiante. L’idée même de liberté semble poussée par un vent d’audace. La vague se prolongera malgré les affres de la guerre suivante – le beebop succédera aux années swing ; sa diffusion est facilitée par l’avènement du phonographe et de la radio.
Les musiciens classiques sont eux-mêmes sous son emprise. Pour preuve, Maurice Ravel (), Claude Debussy qui conclut son Children’s Corner par son célèbre Golliwog's Cake-Walk (1908). On observe par ailleurs des influences réciproques entre musique savante et jazz. George Gershwin apparaît comme une sorte de trait d’union. Sa Rhapsody In Blue enserre le langage du jazz dans un certain moule classique.
Comme ces compositeurs, Matisse est issu du vieux monde mais rapidement son œuvre concourt à l’épanouissement de la modernité. Vis-à-vis de la musique, il possède, de par sa curiosité et la sincérité de ses goûts, un esprit ouvert. Il en écoute quand il peint, notamment des enregistrements des artistes qui vont devenir mythiques : Louis Armstrong, Duke Ellington, Billie Holiday... Échos d’Amérique, mais aussi de France avec Django Reinhardt, Stéphane Grappelli, ou Joséphine Baker dont la personnalité s’impose lors des spectacles de la Revue Nègre. » (Extrait du livret du CD)
 
Ce CD propose des titres d’un programme classique et d’un programme jazz, comme un voyage imaginaire. Il illustre richement un univers sonore dont Matisse s’est profondément imprégné.
Son pinceau signait comme un archet…
 
Le volume 1 regroupe des œuvres classiques :
Debussy, Duparc, Ravel, Stravinsky, Prokoviev, Chostakovitch, Bach, Haydn, Duruflé, Poulenc.
Le Volume 2 est consacré au jazz :
Ravel, Debussy, Gershwin, Armstrong, Ellington, Billie Holiday, Charlie Parker, Django Reinhardt, Joséphine Baker.
 
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Découvrez 2 extraits de l'album :



image PAUL COLIN
Pour aller plus loin avec le site Histoire par l'image :
Joséphine Baker et la revue nègre




 
 
 
 
 
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