Fragonard amoureux. Galant et libertin : introduction à l'exposition

"Fragonard amoureux. Galant et libertin" s'invite au Musée du Luxembourg du 16 septembre 2015 au 24 janvier 2016. Petite introduction à l'exposition...
16 septembre 2015
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Jean-Honoré Fragonard, Le Verrou, vers 1777-1778 © Musée du Louvre / Rmn-Grand Palais
Jean-Honoré Fragonard (1732-1806)
fut sans doute le peintre français le plus emblématique des décennies qui ont précédé la Révolution. Paysage, scène de genre, peinture d’histoire, grand décor voire portrait, il aborda toutes les veines avec bonheur mais, selon son premier biographe, “il s’adonna [surtout] au genre érotique dans lequel il réussit parfaitement”. La thématique amoureuse est en effet centrale dans son oeuvre.

De sa vie personnelle, on sait peu de choses. De ses liaisons prétendues avec les célèbres courtisanes de son temps telle Marie-Madeleine Guimard (1743-1816), tout semble avoir été inventé au xixe siècle. Bon époux, bon père, tel fut Fragonard d’après les témoignages les plus fondés. Son union avec Marie-Anne Gérard (1745-1823) épousée en 1769, fut heureuse et durable. Elle était, comme lui, artiste, peintre en miniature, et originaire de Grasse dans le sud de la France. À la fin de sa carrière, dans les années 178O, Fragonard collabora avec sa jeune belle-soeur Marguerite Gérard (1761-1837) qui devint un peintre de talent. Rien ne prouve qu’ils furent amants.

La fougue amoureuse de Frago, ainsi qu’il se dénommait lui-même, est à chercher ailleurs, dans son oeuvre ! Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et à la subjectivité, et que le jeune genre romanesque en plein essor place l’amour au coeur des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment, à l’unisson de son époque. C’est l’exploration de cette thématique amoureuse que l’on va suivre, entre les derniers feux de l’amour galant et le triomphe du libertinage, jusqu’à l’essor d’un amour sincère et sensible, déjà “romantique”.

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