L'assomption de Greco : un tableau à ne pas rater

Véritable chef-d'oeuvre du Greco, ne ratez pas la venue en France de son Assomption dans l'exposition du Grand Palais à voir jusqu'au 10 février 2020 !
3 décembre 2019
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Assomption de la Vierge - GRECO
Greco, L'assomption de la Vierge, Photo © Art Institute of Chicago, Dist. Rmn-Grand Palais / image The Art Institute of Chicago

Fidèle aux textes apocryphes (textes non reconnus par l’Église), Greco représente la montée au Ciel de la Vierge : c'est l'Assomption. Selon la tradition, la mort de Marie ne ressemble à aucune autre ; exempte de douleurs, elle n’est suivie d’aucune dégradation de sa dépouille. Les Apôtres, dispersés à travers le monde pour prêcher l’Évangile sont miraculeusement réunis autour d’elle et, trois jours après son trépas, autour de son tombeau. Ils ont la surprise de le trouver vide. Ils assistent alors, au son des Cantiques et charmés par un merveilleux parfum, à l’élévation dans le Ciel de son corps et de son âme, soulevés par des anges.


Cette peinture monumentale, restaurée spécialement pour l'expo du Grand Palais, est le panneau central d'un retable réalisé par Greco pour le monastère de Santo Domingo El Antiguo de Tolède.
La commande en a été passée à l’artiste le 11 septembre 1577 par don Diego de Castilla, le doyen de la cathédrale. Le peintre, qui se trouve alors à Madrid, se rend à Tolède pour effectuer ce travail. L’ensemble est mis en place en septembre 1579.

Le monastère de Santo Domingo El Antiguo, fondé au 11e siècle par le roi Alphonse VI, subit d’importantes transformations durant la seconde moitié du 16e siècle. Maria Da Silva, ancienne dame de compagnie de la reine Isabelle du Portugal, s’y est retirée à la mort de son époux et y a vécu 38 ans. À sa mort en 1575, l’église est reconstruite afin de lui servir de lieu de sépulture. C’est à l’occasion de ces importants travaux, menés par l’architecte royal Juan de Herrera entre 1576 et 1579, que trois retables sont commandés. 

La composition de l’Assomption s’inspire clairement de celle peinte par Titien que Greco a pu voir dans la basilique des Frari à Venise. La figure de la Vierge est représentée dans une position identique et les Apôtres assemblés autour du tombeau montrent la même agitation. Le caractère vénitien de cette toile s’affirme aussi dans la liberté du pinceau et dans la palette éclatante qui rappelle Bassano.

Cette immense toile n’est pas revenue en France depuis 1904, ne la ratez pas !

Venez l'admirer au Grand Palais jusqu'au 10 février 2020

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