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« L’école niçoise veut nous apprendre la beauté du quotidien. Faire du consommateur un producteur d’art. Une fois qu'un être s'est intégré dans cette vision, il est très riche, pour toujours. Ces artistes veulent s'approprier le monde pour vous le donner. À vous de les accueillir ou de les rejeter. » Pierre Restany, (1930-2003), critique d’art.
Le nouveau réalisme en France symbolise une société de consommation. Il s’est particulièrement développé dans le sud de la France avec la création de l’École de Nice en opposition à l’École de Paris. Le terme « réalisme » fait référence au mouvement artistique et littéraire du XIXe siècle, mouvement qui tente de montrer la vie quotidienne sans la magnifier (sans la rendre plus belle). Le nouveau réalisme apparaît dans les années 1950 mais devient officiel en 1960. Le point de départ est la déclaration du groupe rédigée par Pierre Restany, chez Yves Klein. Cette déclaration a notamment été signée par des artistes européens comme :
• Yves Klein (1928-1962)
• Arman (1928-2005)
• Raymond Hains (1926-2005)
• Martial Raysse (1936)
• Daniel Spoerri (1930)
• Jean Tinguely (1925-1991)
• César (1921-1998)
Ensuite vont venir s’ajouter d’autres artistes :
• Niki de Saint Phalle (1930-2002)
• Mimmo Rotella (1918-2006)
• Gérard Deschamps (1937)
Les années 1960 ont été très productives et les œuvres présentées témoignent de cette effervescence. Yves Klein réalise ses premières anthropométries ; Arman, ses premières colères et coupes d’objets, car il n’était « attiré que par l’objet manufacturé, produit, consommé, détruit ». Ce mouvement se termine en 1962, à la mort d’Yves Klein.
Caractéristiques d’une œuvre du « Nouveau Réalisme »
Les artistes récupèrent des objets jetés. Ils s’en servent pour créer leurs œuvres. Ils utilisent des détritus, des voitures, du béton, de la tôle qui deviennent ainsi de nouveaux matériaux. Ces artistes reprennent des objets de la réalité quotidienne pour les transformer en symboles de ce renouveau de la consommation de l’après-guerre. L’utilisation de matériaux dits « nobles », en sculpture, comme le bronze ou la pierre sont volontairement écartés de leurs pratiques et techniques artistiques. Il ne s’agit pas de représenter le monde mais de le présenter.
Yves Klein réalise des « portraits-reliefs », ici il s’agit d’Arman un autre artiste du Nouveau Réalisme. Il utilise la technique du moulage, il moule Arman jusqu’aux genoux, ensuite la sculpture est coulée en bronze et Yves Klein projette du pigment bleu (sa signature) dessus. L’artiste dépose le brevet de son bleu ultramarin, l'International Klein Blue (IKB), en 1960. Couleur que nous retrouvons sur cette œuvre.
Martial Raysse s’inspire de La Grande Odalisque, œuvre de J.-A. D. Ingres (1780-1867), peintre français néo-classique du XIXe siècle. Made in Japan - La grande Odalisque reprend une partie de la toile du maître, mais il s’agit d’une version pop avec des couleurs vives (rouge et vert : couleurs complémentaires). D’autres éléments du réel viennent s’ajouter comme du verre pilé ou encore une mouche.
César est connu pour ses œuvres faites à partir de carcasses d’automobiles, qu’ils compressent. Il commence sa série des « Compressions » à partir de 1948. Compression Ricard fait donc partie de cet ensemble. César utilise un objet culte et lui donne une nouvelle apparence, une seconde vie.
Arman réalise des «accumulations», c’est-à-dire qu’il regroupe des objets de même type. La vie à pleines dents est une accumulation de dentiers dans une boîte en bois et en plexiglas. Ces dentiers ont notamment été récupérés dans la décharge d’un hôpital. Arman fait un jeu de mots humoristique et ironique avec le titre de l’œuvre qui reprend l’expression « croquer la vie à pleines dents ». Mais, cette œuvre fait aussi référence aux entrepôts où les nazis entassaient les objets récupérés (les vêtements, les lunettes, les dentiers) sur les personnes déportées et gazées dans les camps de concentration et d’extermination pendant la seconde guerre mondiale.
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Voir le contenu : Nan Goldin cinéphile, par Alice Leroy
French Chris at the Drive-in, N.J, 1979
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À l’occasion de l’exposition consacrée à Nan Goldin au Grand Palais jusqu’au 21 juin 2026, Alice Leroy, enseignante-chercheuse et critique de cinéma, propose une série de textes explorant son œuvre à travers le prisme du cinéma. Aujourd'hui, elle revient sur la cinéphilie de Nan Goldin, de ses découvertes du cinéma underground aux grandes figures hollywoodiennes, et montre comment cet amour éclectique des films compose une histoire intime du cinéma qui irrigue profondément son travail.
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After Nef, CHLOÉ
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