Le site de Palmyre

A l'occasion de l'exposition gratuite "Sites Eternels" au Grand Palais et des récents événements, nous vous présentons plusieurs sites archéologiques en danger. Découvrez l'histoire de Palmyre
5 décembre 2016
|
L’oasis de Tadmor, en latin Palmyre ("l’oasis des palmiers") est un très ancien relais caravanier remontant au deuxième millénaire avant J.C.

Il connut un formidable développement urbain à partir du premier siècle de notre ère grâce à son intégration dans l’empire romain sous Tibère.
Cela marque le début d’une grande prospérité qui dura trois siècles à la faveur d’une position unique à la frontière entre le monde méditerranéen et le monde asiatique.

En effet, c’est par l’intermédiaire de Palmyre que l’Empire romain s’approvisionnait en marchandises exotiques : les perles du Golfe, l’encens et l’indigo du Yémen, les épices d’Inde et les soieries de Chine.

Le monument majeur de Palmyre fut le temple du dieu Bêl, dieu d’origine babylonienne, inauguré en 34 après J.-C. La ville s’organisa autour de la Grande Colonnade. La nécropole de Palmyre est célèbre par ses nombreux portraits des palmyréniens qu’elle a livrés à l’admiration de tous.

Temple de Bel - Restitution (C) Iconem - avec l'aimable autorisation de la DGAM


En 1751, l’anglais Robert Wood en fait une description très précise dans son ouvrage Les Ruines de Palmyre publié en 1753. Les premières véritables fouilles ne sont menées qu’à partir de 1929 d’abord par la France, puis par la Suisse entre 1945 et 1960 et par la Pologne.

Le site de Palmyre est inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité, par l’UNESCO, en 1980.  Assiégé par l’Etat Islamique en 2015 qui détruit plusieurs de ses monuments emblématiques, le temple de Bel, le temple de Baalshamin, l’arc de triomphe et les tours funéraires, le site était de nouveau accessible depuis mars 2016 jusqu'aux récents évènements. Depuis dimanche 11 décembre 2016, le site est à nouveau assiégé. Il est inscrit sur la "Liste du patrimoine en péril" de l'UNESCO. 

Dans le difficile contexte géopolitique actuel, découvrez le temple de Bêl, monument emblématique du site de Palmyre, avant et après les destructions perpétrées par l’Etat Islamique en 2015.




CHRONOLOGIE :
211 : L’empereur Caracalla accorde à Palmyre le titre de colonie romaine.
41 av.J.-C. : Première mention de Palmyre dans les textes grecs et romains.
19 ap.J.-C. : La ville est intégrée à l’Empire romain.

34 : Inauguration du temple de Bêl.

130 : Embellissement du temple de Baalshamin par l’empereur Hadrien.
272 : L’empereur Aurélien conquiert Palmyre.

XVIe siècle : Edification du château de Qalat ibn Maan.

1980 : Inscription de Palmyre au Patrimoine mondial de l’Humanité, par l’UNESCO.

2015 : Occupation du site par l’Etat Islamique : assassinat du directeur des antiquités du site Khaled-el-Asad, destruction des temples de Bêl, de Baalshamin, de l’Arc de triomphe et des tours funéraire.

L'oeuvre ci-dessous, provenant des collections du musée du Louvre et numérisée en 3D par l'agence photo de la Rmn-GP, sera exposée à l'expo Sites Eternels à partir du 14 décembre 2016 au Grand Palais. Ce relief funéraire rappelle ici la force du témoignage de l'objet archéologique et l'importance des collections des musées universels dans le partage de ce patrimoine commun.
Il s'agit d'un relief funéraire de la première moitié du IIIe siècle après J.-C. provenant de Palmyre (Syrie) : un homme au pantalon parthe et manteau romain boit dans une coupe ; à ses côtés une femme portant le vêtement traditionnel de Palmyre, arborant de multiples bijoux. Ce relief a sans doute servi de fermeture d'une niche d'une des tours funéaires.




Découvrez aussi les autres sites : le site de Khorsabad, le site de la grande Mosquée des Omeyyades, le site du Krak des chevaliers


Le Ministère de la Culture et la Communication a souhaité placer le numérique au service de la connaissance et de la préservation de ce patrimoine universel pour permettre la poursuite du travail scientifique, en mettant en ligne des parcours numériques accessibles à tous sur les différents sites archéologiques du Proche-Orient. Découvrez le site de Palmyre.

 


Mots-clés
A lire aussi

L'exposition Sites éternels se poursuit en ligne

- 9 janvier 2017
Des développements numériques en ligne, créés à l'occasion de l'exposition du Grand Palais désormais fermée, permettent de rendre compte de l’état des recherches et de perpétuer le souvenir de ces quatre sites archéologiques en danger.

Sites éternels : la presse en parle

- 28 décembre 2016
Jusqu'au 9 janvier 2017, l'exposition gratuite Sites éternels propose une immersion au coeur de quatre sites du patrimoine en danger. Revue de presse
Tout le magazine