Les mots de l'expo : Palmyre

A l'occasion de l'ouverture prochaine de Sites éternels au Grand Palais, révisez votre vocabulaire avec quelques définitions de mots importants pour chacun des 4 sites en danger présentés dans l'expo.
12 décembre 2016
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Etienne Blondeau, conservateur au Département des Arts de l’Islam et Bulle Tuil, vacataire recherche MCC/Louvre
A propos de Palmyre
 
Oasis : Le site de Palmyre (ancienne Tadmer/Tadmor) est situé au nord-ouest du désert syrien. Dès le IIe millénaire av. J.-C., ses nombreuses sources et puits permettent aux bédouins de s’approvisionner en eau et en sel. C’est aussi un lieu de convergences important de plusieurs pistes du désert. Au premier millénaire, des routes en plein désert voient le jour. Palmyre devient alors une véritable plaque tournante, relais entre l’Arabie, la côte méditerranéenne, la Syrie, l’Anatolie et la Babylonie.
 
Temple de Bel : Construit sans doute vers 32 ap. J.-C., le temple voué au dieu Bel est l’un des monuments emblématiques de la ville de Palmyre. Edifice colossal, son style est la synthèse des influences gréco-romaine, perse et proche-orientale. Le 30 Août 2015, le site est détruit par le groupe Daech.
 
Temple de Baalshamin : Baalshamin est le dieu phénicien des cieux. Le temple qui lui est dédié à Palmyre fut bâti à partir de 17 ap. J.-C., et est ensuite agrandi par Hadrien en 130. Comme le Temple de Bel, il réalise la synthèse entre les canons architecturaux gréco-romains et levantins. Le 23 Août 2015, le site est détruit par le groupe Daech. 
 
Religion palmyrénienne : Le panthéon de Palmyre présente une juxtaposition de divinités d’origines diverses, mais fondamentalement issues du Proche-Orient. Dans un premier groupe, se trouve la triade divine avec, à sa tête, Bol (le « Seigneur ») assisté de divinités solaire (Yarhibol) et lunaire (Aglibol). Un autre groupe associe des dieux de la côté méditerranéenne (Baalshamin), mais aussi d’origine babylonienne (Bel, Nergal) et arabe (Allat). Les dieux iraniens ou grecs tiennent, quant à eux, une place secondaire dans ce panthéon.
 
Zénobie : Epouse du « chef de Palmyre » Odénat, sûrement d’origine égyptienne, Zénobie est traditionnellement associée à Palmyre. Après l’assassinat de son mari et de son fils en 267 ap. J.-C., elle se trouve seule avec son plus jeune enfant. Les titres d’Odénat ne lui étant pas transmissibles, elle entre en conflit avec l’empereur romain Aurélien à partir de 271. L’empereur finit par s’emparer de Palmyre, capture Zénobie et l’envoie à Rome pour son triomphe, où l’on perd enfin sa trace.
 


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