Picasso et Martin Kippenberger

Lorsque Kippenberger découvre en 1988 les photographies de Pablo Picasso prises par David Douglas Duncan, l’une d’elles le frappe particulièrement...
2 février 2016
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Martin Kippenberger, Podria prestarte algo, pero en eso no te haria ningùn favor, Galeria Leyendecker (T.Ü) [Je pourrais sans doute te prêter quelque chose, mais je ne te rendrais pas service, Galeria Leyendecker (T.Ü.)] 1985 Sérigraphie, 83,8 × 59,4 cm, Cologne, Estate of Martin Kippenberger, Galerie Gisela Capitain © Estate of Martin Kippenberger, Galerie Gisela Capitain, Cologne
Elle montre Picasso, sur le perron de sa demeure cannoise, La Californie, arborant un monumental slip « kangourou ». Kippenberger devait faire du sous-vêtement « XXL » l’objet de sa déférence, de son identification à Pablo Picasso. Le nom de son lieu de retraite favori, l’hôtel Élite, le conduit à réinterpréter le célèbre calendrier produit chaque année par l’agence de mannequins du même nom. Top model très approximatif, Kippenberger se photographie vêtu d’un caleçon proportionné à ses formes généreuses. Ces photos, quelque temps plus tard, sont transposées dans une série de peintures de grand format. Une nouvelle série de photographies de Duncan est à l’origine du second hommage que Kippenberger rend à Picasso. Postérieures au décès du peintre espagnol, elle montre son épouse, Jacqueline, accablée par la mélancolie. Elles inspirent à Kippenberger une série de dessins aux crayons de couleur, transposés eux aussi par la suite en peinture.
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