Découvre Pompéi et son histoire !

Cité mythique et prolifique
Une cité prospère
Pompéi: une mine d'informations pour les scientifiques
Une ville d’art et de plaisance.
La peinture du 1er style
La peinture du 2e style
La peinture du 3e style
La peinture du 4e style
Des tremblements de terre à l'éruption volcanique
Le Vésuve : un volcan qui gronde !
La catastrophe
L’après Pompéi sous les cendres
De l'oubli aux découvertes tardives
Les premières fouilles
Les premières fouilles
Les premières fouilles
La découverte des corps
La découverte des corps
La découverte des corps
La découverte des corps
Un site à préserver
Un site à préserver
Protéger le patrimoine !
Protéger le patrimoine !
L’Europe vient en aide à Pompéi !
L’Europe vient en aide à Pompéi !
Un trésor sous les cendres !
Un trésor sous les cendres !
L'art à Pompéi
De nouvelles méthodes de fouilles !
Urbanisme et vie politique à Pompéi !
Repère-toi dans le temps
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2018
Cité mythique et prolifique
Une ville antique au destin tragique.

La cité de Pompéi se situe en Italie méridionale, dans la région de Campanie, à 25 km au sud de Naples, à l’embouchure du fleuve Sarno et proche du Vésuve.
Elle est fondée vers le 7e siècle avant J.-C.. Elle est dominée successivement par les Grecs, les Étrusques, les Samnites. Au 3e siècle avant J.-C, Pompéi samnite est sous influence romaine et se développe.

Illustration: Paul-Émile Bonnet (1828-1881) Quartier des théâtres à Pompéi. Grande coupe transversale ouest-est à travers le Forum Triangulaire et les deux théâtres, 1859

Une cité prospère
L’« âge d’or » de Pompéi. Une escale maritime et routière ! 

L’« âge d’or » de Pompéi, c'est-à-dire la période où la ville est la plus prospère, se situe au 2e siècle avant J.-C.. au moment où ses habitants samnites passent sous la domination des romains. 

Escale maritime et routière, la ville de Pompéi tire principalement ses ressources du commerce et de l’agriculture. Elle est située en bord de mer– son port permet le transport de marchandises – et dans une zone volcanique où les terres sont très fertiles.

À la suite de révoltes contre les Romains (vers 90-89 avant J.-C.), la cité devient colonie romaine. Les citoyens romains s’y établissent aux côtés des pompéiens contraints d'accepter l'envahisseur. La ville se transforme alors de manière monumentale.

Illustration: Mosaïque de la chasse – 1er siècle AP J.C.. H. 2.44 m x L. 1.08 m, Musée de Condé. Photo © RMN-Grand Palais (domaine de Chantilly) / René-Gabriel Ojéda

Pompéi: une mine d'informations pour les scientifiques

Très bien conservés, les différents édifices permettent de connaître la nature des activités exercées et servent de modèles d'étude aux archéologues, aux anthropologues (science de l’étude de l’homme) et aux historiens.

La viticulture, la céréaliculture et d’autres productions destinées à la consommation locale et à l’exportation existent à Pompéi. Les habitants travaillent la laine, teignent les tissus, tannent les peaux de bêtes pour obtenir des cuirs ou encore fabriquent des parfums.

Aujourd’hui, l'analyse des résidus organiques (ce qui vient des aliments par exemple), absorbés par les céramiques qui les contenaient, sert aux archéologues à comprendre la conservation et la préparation des aliments à cette époque.

Illustration: Mosaïque aux poissons et canards, Pompéi,1er siècle après J.-C. - Chantilly, musée Condé- Photo © RMN-Grand Palais (domaine de Chantilly) / René-Gabriel Ojéda

Une ville d’art et de plaisance.
Des peintures sur tous les murs

Lors des multiples fouilles effectuées au 19e siècle à Pompéi, Auguste Mau, un archéologue allemand, a essayé de classer ces peintures. Il a défini 4 styles.

Ces styles servent, encore aujourd'hui, à dater les décors muraux de Pompéi, et des peintures antiques romaines en général, en fonction de caractéristiques précises que tu vas découvrir.

Illustration: Maison du Centenaire à Pompéi,  Chifflot Jules-Léon (1868-1925). Ensba de Paris. Photo © Beaux-Arts de Paris, Dist. RMN-Grand Palais / image Beaux-arts de Paris

 

La peinture du 1er style

La peinture du 1er style date du 2e siècle avant J.-C.. Ce style s'inspire de l'architecte en pierre. Il représente des décors en relief imitant des blocs de pierre multicolores surmontés de moulures. 

Illustration: Pompéi, maison de Méléagre. Dessin de 1851 par Charles Garnier (1825-1898). image Beaux-arts de Paris. Photo © Beaux-Arts de Paris, Dist. RMN-Grand Palais / image Beaux-arts de Paris
 

La peinture du 2e style

Le 2e style apparaît vers 80 avant J.-C.. et dure jusqu'en 14 avant J.-C.. Il s’attache à représenter des trompe-l’œil d’architecture (une peinture qui donne l'illusion de la réalité), accompagnés de scènes représentant des personnages.

Vitruve (Ier siècle avant J.-C.), ingénieur romain et auteur d'un ouvrage célèbre intitulé  De Architectura, décrit ce style: 

« Ils en vinrent à représenter des édifices avec des colonnes et des frontons, qui se détachaient parfaitement sur le fond. Dans les lieux spacieux, dans les salles de conférences, par exemple, où les murs présentent de grandes surfaces, ils peignaient des scènes tragiques, comiques ou satiriques. Les galeries, à cause de leur longueur, furent ornées de paysages qu'ils animaient par des points de vue tirés de certaines localités ; c'étaient des ports, des promontoires, des rivages, des fleurs, des fontaines, des ruisseaux, des temples, des bois, des montagnes, des troupeaux, des bergers; dans quelques endroits ils peignaient de grands sujets où figuraient les dieux ; ou bien c'étaient des épisodes empruntés à la mythologie, ou les guerres de Troie, ou les voyages d'Ulysse. »

Illustration: Triclinium (chambre) : scène d'initiation aux mystères de Dionysos ou rite d'initiation féminin. Pompéi, Villa dei Misteri (Villa des mystères), fresque, 1er siècle avant J.-C. Photo © Gédéon programme

La peinture du 3e style

La peinture du 3e style apparaît vers 20 avant J.-C. sous le règne d'Auguste. Ce style  se caractérise par de grands panneaux plats monochromes (rouge, noir) et de scènes composées de figures volantes et mythologiques. Les motifs en trompe-l'œil sont abandonnés. C'est un style élégant, ornemental.

Illustration: Copie d'une peinture de style 3 du Temple d'Auguste dit Le Panthéon de Pompéi, conservée au  Musée de Naples. Aquarelle  de Denuelle Alexandre-Dominique (1818-1880). Photo © Beaux-Arts de Paris, Dist. RMN-Grand Palais / image Beaux-arts de Paris.

La peinture du 4e style

Et, enfin, la peinture du 4e style apparaît vers 50 après J.-C. et se pratique jusqu'en 79 après J.-C.., à la disparition de Pompéi. Il est appelé aussi style « fantastique ». Il se compose généralement, sur un fond blanc, d’un tableau central avec une scène mythologique entouré de représentations secondaires, de motifs fantaisistes floraux, animaliers et de créatures imaginaires. L’ensemble, organisé de façon symétrique, témoigne d’un décor très raffiné. Il caractérise généralement les maisons de riches propriétaires et nous rappelle le décor de la Maison dorée (Domus Aurea), demeure impériale romaine de Néron qui règna de 54 à 68.

Restitution d'une fresque du plafond de la chambre à coucher de la Maison de Léda et le Cygne (Région V), à Pompéi.
Restitution Hubert Naudeix-Aristea © Rmn-Grand Palais, 2020

 

Des tremblements de terre à l'éruption volcanique
Période de début : 62
Période de fin : 73
Savais-tu qu’avant l’éruption fatale du Vésuve, la terre tremblait depuis quelques temps? Comme un avertissement !

Avant l'éruption du Vésuve, Pompéi connaît plusieurs tremblements de terre. Par exemple, une première fois, en 63 après J.-C., un tremblement de terre endommage la cité. Les archéologues ont découvert qu’une dizaine d’années plus tard la cité subit une seconde grande secousse sismique.
Les habitants ont à chaque fois reconstruit rapidement et fait restaurer les peintures murales. Des traces de chantiers en cours ont été découvertes avant que de l’éruption finale les arrête brutalement !

Illustration: Michael Wutky (1739-1823), L’Éruption du Vésuve, Huile sur toile, 78 x 64.5 cm, Musée du Louvre, Paris, France,1800, © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Michel Urtado

Le Vésuve : un volcan qui gronde !
Période de début : 79
Période de fin : 79

Après pratiquement 8 siècles de sommeil, c’est le 24 octobre 79 que survient l’éruption qui ensevelit Pompéi et les villes voisines: Herculanum et Stabies.

En 2006, l’archéologue Grete Stephani a favorisé cette date  à l'aide de plusieurs indices concordants.  Le volcan serait entré en éruption en automne et non en été. La découverte d'amphore de vin fraîchement pressé ou des résidus de fruits d’automne récoltés au mois d'octobre confirment cette date.

Il y a aussi la découverte d'une inscription latine écrite au charbon de bois sur un mur et mise au jour récemment. Elle mentionne une date du calendrier romain: « XVI K NOV », c'est-à-dire « seizième jour avant les calendes de novembre », soit le 17 octobre de notre calendrier, donc avant l'éruption. Comme le charbon n'est visible pas plus de 7 jours, il est certain que l'éruption est survenue dans les 7 jours après que cette inscription a été écrite sur le mur, donc entre le 17 octobre et le 24 octobre 79. Les spécialistes ont donc révisé la date de l'éruption au 24 octobre 79.

Illustration: Jean-Baptiste-François Genillion (1750-1829), Le Vésuve, XIXe siècle, Huile sur bois, 57 x 42 cm, Lille, Palais des Beaux-Arts, © RMN-Grand Palais / Philipp Bernard

La catastrophe
Le Vésuve : 48 heures de chaos !

Le Vésuve était resté en sommeil depuis plusieurs centaines d'années. Les pompéiens ne se doutent pas qu'ils vivent au pied d'une bombe à retardement.
Le volcan s’élève à 1281 mètres d’altitude (l’équivalent en hauteur de 4 Tours Eiffel) et domine ainsi les régions très peuplées de la plaine de Campagnie et de la baie de Naples. 
Au moment de l'éruption, une colonne de gaz et de nuages de cendre s'élève à près de 32 km de hauteur et obscurcit le ciel.

Pline le jeune (61-115) – sénateur et avocat romain, neveu de Pline l'ancien qui périt dans la catastrophe – raconte précisément la catastrophe. Elle dure 48 heures et se déroule en 2 phases successives et distinctes:

-La phase 1 (aussi appelée phase Plinienne) commence par une pluie de cendres, suivie d’une pluie de ponces (roches volcaniques). Cette dernière submerge les rues de la ville jusqu’à la hauteur des balcons !

-La phase 2  est une succession de nuées ardentes : des avalanches et des fragments dévalent les pentes du volcan et frappent Pompéi de plein fouet. Les habitants, barricadés chez eux, suffoquent  sous la chaleur intense et les gaz.

Illustration: Pierre-Jacques Volaire, Chevalier (1729 – vers 1800), Éruption du Vésuve, 1785. Peinture – huile sur toile, H. 99 cm; L. 65 cm. Musée d'art, Toulon, France © RMN-Grand Palais / Jean-Pierre Lagiewski

L’après Pompéi sous les cendres
L’histoire de Pompéi ne s’est pas arrêtée à l’éruption du Vésuve !

L'éruption du Vésuve laisse une épaisseur de 4 à 7 mètres de dépôts de roches magmatiques ! Des lapilli et des cendres.

Titus, empereur des romains de  juin 79 à 81, se montre bon empereur. Il organise les premiers secours à la recherche d’éventuels survivants. Il indemnise les familles rescapées et redistribue les biens des disparus sans héritiers. Il organise aussi la récupération d'œuvres d'art : des marbres, des bronzes et des statues dans les bâtiments publics de Pompéi. 

L’ensevelissement de la cité n’a pas permis un retour des habitants après la catastrophe, ni une reconstruction de la ville.

Aujourd'hui, les archéologues estiment la population de Pompéi entre 10 000 et 15 000 habitants, au moment de l'éruption. Ils ont dénombré environ 1150 victimes retrouvées sur la zone fouillée. Ils pensent que la plupart des Pompéiens avaient réussi à fuir au moment de la première  phase de l’éruption.

Illustration : Frédéric Henri Schopin (1804-1880), Les derniers jours de Pompéi ; vers 1850. Huile sur toile. Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la ville de Paris, Paris, France © RMN-Grand Palais / Agence Bulloz

De l'oubli aux découvertes tardives
Période de début : 1600
Période de fin : 1860
Des vestiges recouverts par les cendres et les lapilli durant des siècles ! Il faudra attendre l’époque moderne et un heureux hasard pour redécouvrir Pompéi !

Pompéi tombe dans l'oubli pendant des centaines d'années, c'est-à-dire pendant tout le Moyen Âge. La catastrophe était connue des seuls moines copistes, et leurs quelques lecteurs, qui avaient recopié la fameuse lettre de Pline le Jeune à Tacite, celle où il raconte la mort de son oncle pendant l'éruption. 

Les premières trouvailles n’ont lieu qu’à la fin du 16e siècle, sans plus de recherches. C’est en effet , en 1592, lors de la construction d'un canal, sur le fleuve Sarno, que Domenico Fontana (architecte) découvre des vestiges.

Mais la ville mythique sera réellement fouillée deux siècles plus tard, en 1748, de façon anarchique, puis de façon plus méthodique et scientifique avec Giuseppe Fiorelli, à partir de 1860.

Illustration : Edouard Alexandre de Sain (1830-1910), Fouilles à Pompéi (1865); Huile sur toile; 1,2 m x 1,72m. Musée d’Orsay, Paris, France. © RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowsk

Les premières fouilles
Période de début : 1748
Période de fin : 1763
Il aura fallu attendre l'époque moderne pour que Pompéi soit mise au jour !

C’est sous le règne du roi de Naples et de Sicile, Charles de Bourbon, en 1748, que des fouilles sont entreprises et ce n’est qu’en 1763 que l’on identifie Pompéi grâce à la découverte décisive d’une inscription.

Sous les Bourbons et au cours de l’intermède de la domination française (1799-1815) la topographie de la ville antique prend forme de manière progressive. La représentation sur un plan de Pompéi est ainsi rendue possible.

Des temples, un forum, un amphithéâtre, un Grand Théâtre ou des édifices publics se dessinent peu à peu. Lors des premières fouilles, on retrouve aussi des objets précieux qui témoignent d’une ville d’artisanat et de raffinement.

Pompéi sortait alors petit à petit de terre.

Illustrations:
1-Anonyme, Pompei, Anfiteatro, entre 1870 et 1890 (Pompéi, l'amphithéâtre), épreuve sur papier albuminé. Fonds Guillaume Dubufe Photo © RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski

2-Collier bijou en or, Ier siècle après J.-C.. Pompéi, Terzigno (Cava Ranieri), villa 2. Parco Archeologico di Pompei
© Archivio dell'arte - Luciano e Marco Pedicini
3-Collier en or et émeraude. Ier siècle après J.-C.. Pompéi, Torra Annunziata, Villa B. Parco Archeologico di Pompei. © Archivio dell'arte - Luciano e Marco Pedicini

La découverte des corps
Giuseppe Fiorelli, archéologue, est directeur des fouilles de Pompéi de 1860-1875. Il élabore de nouvelles méthodes pour ne pas perdre la trace des corps ensevelis et les dégager.

Il est l’un des premiers à donner un réel caractère scientifique aux fouilles. Il met en place une méthode d'analyse des sols archéologiques, fondée à la fois sur l'observation, la préservation des données, la conservation des trouvailles. Il fait construire un musée.

Il va étudier les matériaux et les méthodes de construction utilisés à Pompéi, mais reste célèbre pour les moulages des corps recouverts par la cendre.

Comment garder intacts les corps d'une population disparue ?

Une fois solidifiée, la cendre conserve l'empreinte des corps décomposés. Ainsi, elle forme une cavité vide. Giuseppe Fiorelli a l'idée d'y couler du plâtre pour obtenir la forme du corps enseveli.

C’est grâce à cette méthode que l'on connaît l'existence et la posture des hommes, femmes, enfants pris au piège. Il y a même des animaux domestiques et des objets fait de matière périssable comme le bois.

La méthode est toujours utilisée aujourd'hui.

IIllustrations: 
1-Guiseppe Fiorelli (1823-1896). Photographie. Domaine Publique. WikiCommons
2-Rive Robert (1825 – vers 1890). Nouvelles campagnes de fouilles à Pompéi, vers 1870. Positif monochrome
© Archives Alinari, Florence, Dist. RMN-Grand Palais / Robert Rive
3-Amodio Michele, 19e siècle. Fouilles de Pompéi : Empreinte humaine, 1878. Épreuve sur papier albuminé 
© Photo, Archives Alinari, Florence, Dist. RMN-Grand Palais / Fratelli Alinari
4-Anonyme, XIXe siècle. Maisons des Vetii et du Labyrinthe, Février 1899. Positif monochrome
© Archives Alinari, Florence, Dist. RMN-Grand Palais / Fratelli Alinari

 

Un site à préserver
Période de début : 1961
Période de fin : 1980
Pompéi sous surveillance : De nombreux incidents ont freiné la préservation de la ville !

Depuis la fin du 19e et le début 20e siècle, Pompéi connait de nombreux événements historiques. Les bombardements de la seconde guerre mondiale, le séisme de 1980 endommagent et ralentissent la préservation de la cité antique.

Les dernières fouilles importantes sur le site se déroulent en 1961 et un processus de restauration de Pompéi commence dans les années 80. 
Mais l’érosion et les difficultés de conservation mettent en péril ces chantiers.

Depuis le début des fouilles, les archéologues ont mis au jour 93 demeures ornées de peintures murales et 217 000m2 de pavements en mosaïque, l’équivalent d’environ 20 terrains de football internationaux.

Illustration
1-Quinet Achille (vers 1852-1900), Vue de Pompéi, Photo vers 1870. Épreuve sur papier albuminé, 19 x 25 cm. Paris, musée d’Orsay. © RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / image RMN-GP
2- Le théâtre, Pompéi 1967 Photo © Marcel Lombardi

Protéger le patrimoine !
Période de début : 1997
Période de fin : 2000
La protection de Pompéi ! Le tourisme est l’une des principales causes de dégradation de lieux historiques sur le globe !

En 1997 Pompéi est inscrite sur la liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO avec les villes antiques voisines d’Herculanum et Torre Annunziata.

L’UNESCO, institution spécialisée de l’Organisation des Nations Unis (ONU), a été créée à la suite des dégâts causés par la Seconde Guerre Mondiale. Elle a pour objectif de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en assurant le respect universel de la justice, des lois, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales pour tous.

Le tourisme à Pompéi en chiffre :

Pompéi accueille environ entre 3 et 4 millions de visiteurs chaque année depuis plus de 20 ans. Cette affluence a entrainé une volonté de préserver ce site avant qu’il ne soit trop abîmé. En faisant rentrer Pompéi sur la liste des sites à protéger cela garanti sa préservation dans le temps.

Illustrations:
1-Anonyme, XIXe, Vue de Pompéi, vers 1860. Épreuve sur papier, Fonds Justin-Chrysostome Sanson, Nemours, château-musée © RMN-Grand Palais / René-Gabriel Ojéda

2-Touristes à Pompéi avec le  Vésuve en arrière plan, 1967. Diapositive numérisée © Marcel Lombardi
L’Europe vient en aide à Pompéi !
Les fouilles reprennent ! C’est la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale que des archéologues explorent un nouveau secteur de la ville appelé : La Regio V (cinq en chiffre romain).

À  la suite de l’effondrement, en 2010, de la Maison des Gladiateurs, un bâtiment du 2e siècle avant J.-C., une vaste campagne de restauration pour sauvegarder Pompéi et de nouvelles fouilles archéologiques démarrent, avec l'aide de financements de l'Union européenne.

La Région V,  l’une des nouvelles zones fouillées, a réservé des surprises aux archéologues, plus complète et plus riche que prévue !

Illustrations:
1-Gédéon programme, 2019-2020 Rue Fortuna – vue du Vésuve, Région V © Gédéon Programme, 2019-2020
2-Plan simplifié de Pompéi avec situation de la Région 5 © RMN - Grand Palais, 2020

Un trésor sous les cendres !
Période de début : 2018
Période de fin : 2019
Les découvertes faites à Pompéi ont apporté de nombreuses informations sur la cité romaine. La collaboration de spécialistes venant de domaines différents a contribué à mieux comprendre les modes de vie des pompéiennes et des pompéiens.

Les méthodes d’analyses anthropologiques (études du mode de vie des hommes d’un point de vue scientifique) de ces nouvelles découvertes permettent de déterminer la façon de vivre des pompéiens et nous fournissent une image plus précise de la population de Pompéi.

Les archéologues peuvent ainsi reconstituer le lien entre l’homme et son environnement au moment de l’éruption du Vésuve.

Quant à l’étude des restes d’animaux retrouvés prisonniers des cendres (aussi appelée archéozoologie), celle-ci donne davantage d’informations sur la gestion des ressources animales (bétails, volailles, espèces marines) par les pompéiens.

 

Illustrations: 
1-Jules-Léon Chifflot (1868-1925), Maison du centenaire à Pompéi, Restauration de la coupe transversale à travers les deux atria. Envoi de Rome de 4e année : Architecture, 1903. Gouache, papier ; 0,69 cm ; Largeur : 1,49 m
Paris, école nationale supérieure des Beaux-Arts (ENSBA), Dépôt réglementaire de pensionnaire de l'Académie de France © Beaux-Arts de Paris, Dist. RMN-Grand Palais / image Beaux-Arts de Paris 
2-Maison de Lucius Aelius Magnus: Bataille entre une pieuvre et un homard, 2ème siècle avant J.-C.  1,175 m x 1,173 mItalie, Naples, musée Archéologique national © Archives Alinari, Florence, Dist. RMN-Grand Palais / Luciano Pedicin

L'art à Pompéi
Les œuvres d'art sont partout !

Les Pompéiens décoraient les murs de leurs maisons, aimaient à s'entourer de belles choses : jardins, sculptures, parures… Les nouvelles découvertes ont dégagé des peintures et des mosaïques représentant de nouvelles scènes mythologiques, comme celle d'une Vénus triomphante sur un char tiré par des éléphants.
Vénus, déesse de l'amour,  était la déesse la plus importante de Pompéi. Mais, sur cette fresque, elle représente la puissance de l'Empire romain: le char est symbole de pouvoir, le sceptre est le bâton des chefs, elle porte une couronne en forme de tour.

Illustration: Vénus sur son bar tiré par des éléphants, Ier siècle après J.-C.. Fresque, Officina dei Feltrai (IX 7, 5) Parc archéologique de Pompéi, Italie © Parco Archeologica di Pompei/Amedeo Benestante.

De nouvelles méthodes de fouilles !
Comme tu le sais déjà, Pompéi accueille beaucoup de touristes chaque année. Le site archéologique est très fréquenté. Cela constitue un frein aux recherches au sein même de la ville antique.

Les fouilles archéologiques traditionnelles sont encore beaucoup pratiquées sur les sites antiques. Cependant plusieurs autres techniques de prospection existent en complément des fouilles et des moulages. Elles permettent de visualiser la ville sans l’endommager en ouvrant directement les sols.

Il est, par exemple, possible de scanner au laser, à partir de drones, la surface du site pour en faire des modèles qu'analysent ensuite les archéologues.

On peut aussi reconstituer en 3D et modeler des pièces spécifiques. La particularité et la finalité de ces nouveaux types de prospection est de découvrir la totalité du secteur enseveli de Pompéi.

Illustration : Fouilles en cours dans la Casa dei Ceii. Parc Archéologique de Pompéi, Italie, Pompéi © Parco Archéologico di Pompei, Italie

Urbanisme et vie politique à Pompéi !
Une meilleure compréhension de l'organisation de la ville et de sa vie politique.

Un système hydraulique

Les archéologues et des ingénieurs ont pu reconstituer le système hydraulique qui existait à l’intérieur même de la ville antique. Ils ont retrouvé une citerne, une fontaine et un piézomètre (instrument pour mesurer la pression de l’eau).
Tout un système de distribution de l'eau aux habitants de Pompéi existait au cœur d’une petite place bordée de commerces, comme une taverne romaine où on servait à boire et à manger.
Les archéologues ont également retrouvé plusieurs décors et fresques appartenant à la petite place de la Région V.

La vie politique

De grandes inscriptions électorales, appelées en latin les Tituli Picti, ont été mises au jour, lors de ces mêmes fouilles.
C'était un mode de communication politique lors des campagnes électorales pour désigner aux citoyens les meilleurs candidats à élire.
Les formules tracées en rouge recouvraient celles des élections précédentes, à la manière des affiches électorales d'aujourd'hui. Elles témoignent des compétitions politiques entre les candidats.


Illustration: Tituli picti sur les murs de la taverne d’Asellina, via dell’Abbondanza. Photo © Gédéon Programme, Paris, France - 2019.
 

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