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REPRISE EN MAIN
À 10 ans, Marie-Antoinette est déjà promise à Louis-Auguste, duc de Berry (le futur roi de France Louis XVI). Connaissant les lacunes de sa fille, l’impératrice Marie-Thérèse choisit une autre gouvernante, la comtesse Lerchenfeld, pour la préparer à sa future vie de reine de France. Les précepteurs (professeurs) français viennent à la cour d’Autriche lui enseigner la langue française et tout ce qu’il faut savoir de la cour du pays où elle vivra pour le restant de ses jours : la France.
RELOOKÉE POUR LA FRANCE
Pour s'assurer que la petite princesse séduise sa future famille, même son apparence est corrigée. Elle est "relookée" à la mode française. La princesse est métamorphosée, sa coiffure à boucles est transformée en coiffure en queue de paon "à la dauphine".
Comme le visage de la dauphine doit être présenté au roi de France, Marie-Thérèse fait venir à la cour d’Autriche l'artiste Joseph Ducreux pour peindre son portrait (la photographie n’existait pas encore à cette époque, les souverains engageaient donc les meilleurs portraitistes.)
Cette peinture est présentée au roi de France. Le 16 avril 1770, Louis XV, qui trouve la jeune fille très convenable, demande officiellement à l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche la main de Marie-Antoinette pour son petit-fils, Louis-Auguste. La future dauphine doit être connue de tous, des cours étrangères et du peuple français. Il est alors décidé d'employer le meilleur graveur, Croisey, et de reproduire ce fameux portrait qui est imprimé en de nombreux exemplaires. Il est diffusé dans la presse. C’est ainsi que la France découvrira le visage de sa future reine. Cliquez ici pour accéder aux définitions de certains mots dans le dico Marie-Antoinette
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Henri Matisse, Zulma, début 1950
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