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Dans le cadre de l'été apprenant, nous vous emmenons chaque semaine à la découverte d'une oeuvre d'art et de sa période, grâce au site Panorama de l'art : aujourd'hui découvrez comment Aristide Maillol a cherché à atteindre la simplicité dans l'art
Après s'être consacré aux domaines de la peinture, la céramique, la sculpture sur bois et la tapisserie, Aristide Maillol (1861-1944) à se consacre exclusivement à la sculpture à partir de 1900.
Le plâtre Méditerranée, dit aussi La Pensée (ci-contre) lui apporte son premier grand succès public et l’impose comme sculpteur. L’œuvre est par la suite déclinée en plusieurs versions : en pierre, en marbre et, après le décès d’Aristide Maillol, en bronze.
Le nu féminin, motif favori d’Aristide Maillol
La baigneuse, d’abord peinte, tissée puis sculptée, est un motif de prédilection de l’artiste, qui sert de cadre à ses recherches.
Mais, avec cette sculpture, Aristide Maillol souhaite aller plus loin et réaliser une œuvre intemporelle, au sujet résolument simple : il choisit de représenter une femme en position assise, repliée sur elle-même, qui semble méditer. L’artiste doit trouver le juste accord entre la flexion du torse, l’inclinaison de la tête, la position des membres, afin que la sculpture s’inscrive dans un cube presque parfait. La femme qu’il représente est ainsi assise, pensive, la main droite en appui sur le sol, une jambe repliée sous l’autre ; un genou relevé vers le buste, la tête inclinée vers l’avant, elle rassemble son corps en une masse simplifiée. Le premier titre de l’œuvre est Jeune fille accroupie. Mais l’artiste précise :
« Un jour de belle lumière, elle m’apparut si vivante, si rayonnante […] que je la baptisai Méditerranée. »
Les formes parfaites de Méditerranée et le succès de l’œuvre au Salon d’automne de 1905 amènent l’artiste à réaliser d’autres versions de cette femme assise. Après les modèles en plâtre et en pierre, Aristide Maillol en sculpte une version en marbre blanc, commandée par l’État français en 1923 pour être placée en 1927 dans le jardin des Tuileries. C’est alors pour le sculpteur la concrétisation d’un souhait, lui qui, dans une lettre, avait écrit :
« Qu’on me livre un jardin, et je le peuplerai de statues. »
Le modèle en marbre a depuis été déplacé et se trouve aujourd’hui au musée d’Orsay.
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