N

N comme nu
11 février 2018
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Grégor Erhart (vers 1470-1540) Sainte Marie Madeleine Paris, musée du Louvre, département des sculptures © RMN / René-Gabriel Ojéda


 

Nature Morte

En peinture, la Nature Morte désigne les tableaux qui ont pour sujet des bouquets et guirlandes de fleurs, des corbeilles de fruits, des objets ou encore un étale de viandes et de poissons. Bien que les natures mortes soit dèja présentes au temps des romains, elles tombent dans l'oubli. C'est aux Pays Bas et en Hollande que ce genre s'est développé aux XVIIe et XVIIIe siècles, principalement par les peintres de fleurs. Ces peintures se distinguent par la délicatesse et l’extrême précision avec lesquelles les motifs sont représentés. Bien plus que des peintures décoratives, les Natures Mortes sont des œuvres symboliques. Elles célèbrent la beauté et la perfection de la nature, qu'elles invitent à contempler.

Mais elles invitent aussi à méditer sur la fugacité de la vie, dont on dit qu'elle passe aussi vite qu’une fleur se fane. On parle alors d'une Vanité, un pendant de la nature morte. En latin, le mot vanitas peut être traduit par « état de vide ». En peinture, la vanité invite le spectateur à s’interroger sur la fragilité de la vie, et son caractère éphémère. On y retrouve des motifs récurrents, comme le crâne humain ou le sablier. Dans tout les cas, ce genre pictural transmet un message moral, et rappelle l'importance d'éveiller sa spiritualité tout au long de sa vie.

 

Edouard Manet, 1864, huile sur toile, Paris, musée d'Orsay, Photo (C) RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski


 



Nabis (les) 

 Le mot "nabis" vient de l'hébreu (nabiim) qui signifie "prophètes". Il désigne un groupe de jeunes artistes de la fin du XIXe siècle qui se réunit autour d'une esthétique commune. Cette nouvelle forme de peinture prend pour modèle un petit tableau que Pierre Sérusier peint en suivant les conseils de Paul Gauguin :  Le Talisman, 1888 (Paris, musée d'Orsay). Les formes sont épurées et les couleurs sont vives. La réalité est transformée. Pour les nabis, le tableau doit être une interprétation de la nature. Ils privilégient les aplats de couleurs et les couleurs pures. Ce mouvement dure 15 ans, de 1888 à 1903. Les artistes nabis sont : Paul Sérusier, Pierre Bonnard, Maurice Denis, Paul-Élie Ranson,  Henri-Gabriel Ibels, Edouard Jean Vuillard, Ker Xavier Roussel, Aristide Maillol et Félix Vallotton.

Néon (le) et l’utilisation de la lumière dans l’art

La poésie de la lumière

Le néon est un gaz, qui donne une lumière rougeâtre lorsqu'il est utilisé dans les tubes à essai et les lampes néon. D'autres gaz, tel l'argon et le sodium, peuvent produire des couleurs bleues ou jaunes. Après une présentation publique lors de l'Exposition Universelle de Paris en 1912, les tubes de néon sont arrivés dans les vitrines des grandes villes. Cependant, Il faut attendre les années 1950, pour que les artistes commencent à s’intéresser à ce nouveau médium. Une fois entré dans les salles d'expositions, le néon y rencontre très vite le succès. Après de premières installations géométriques, les artistes passent aux « écritures » - de mots ou de phrases en néon. Vers les années 1970, ceux-ci commencent à cacher les tubes et les fils électriques, pour laisser aux spectateurs la seule vision de la lumière pure. Cela ouvre la porte aux installations lumineuses et aux atmosphères chromatiques. Toujours en évolution, l'art de la lumière reste un véritable champ d'expérimentation pour les artistes contemporains.

 

Dan Flavin, Untitled (to you, Heiner, with Admiration and Affection), 1973, Tubes fluorescents, New York, Dia Art Foundation, © Dan Flavin, Adagp, Paris, 2013 / Photo Dia Art Foundation



Nu (le)

Le nu est un genre de représentation dessinée, peinte, sculptée… La figure humaine est montrée toute nue ou partiellement couverte d’un drapé, d’un habit. Suivant les époques, les cultures, les religions, le nu est plus au moins accepté dans l'art. Le dessin de nu est pratiqué dans les écoles des beaux-arts. Il permet d’étudier les proportions harmonieuses du corps humain, son anatomie. Peindre ou sculpter un nu est aussi un exercice de style : un nu peut être représenté d’une façon très réaliste (dans Le Radeau de la méduse de Géricault (1791-1824) par exemple) ou interprété selon la technique, le style de l’artiste (les nus de Pablo Picasso).

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