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Les hommes et femmes de l'Antiquité aimaient les couleurs.
Au Ier millénaire avant J.-C., la vie urbaine se développe. Les capitales naissent (Athènes, Rome).
De prestigieux monuments sont construits : temples, palais, demeures somptueuses… Tous ces bâtiments sont décorés et colorés, habillés de fresques, de mosaïques, de tentures.
Les statues qui les ornent sont rehaussées de couleurs. Le peintre antique utilise de nombreux pigments : noir, blanc, rouge, jaune, bleu, vert. Il faut imaginer l’Antiquité tout en couleurs !
La couleur peut aussi être apportée par le choix des pierres qui la composent, comme pour cette statue qui est sculptée dans de l'albâtre et de marbres de couleur.
Les couleurs ont un sens pour les peuples de l'Antiquité.
Par exemple, chez les Égyptiens, le bleu lapis-lazuli symbolise le cosmos, il représente la voûte céleste, la nuit, les profondeurs.
Chez les Romains, sous l'Empire, le rouge pourpre est réservé aux Césars, il est symbole de pouvoir.
Chez les peuples que les Romains appellent "barbares" le bleu sombre sert à se peindre le corps, comme chez les Pictes (Écosse), afin d'effrayer leurs adversaires.
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