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La préhistoire de l’art européen s’étend sur trente millénaires au cours desquels se développent de nombreuses formes artistiques. Une première esthétisation des formes apparaît dans les bifaces symétriques, outils tranchants en pierre taillée (le plus souvent silex), fabriqués, il y a 600 000 ans, par l’homo erectus. Et, bien que tombes et parures existent dès l’époque de l’homme de Neandertal, on considère que c’est seulement à la civilisation aurignacienne, il y a 30 000 ans, que remontent les premiers témoignages artistiques reconnus comme tels.
Très vite, cet art se développe sur de nombreux supports : peinture et gravure sur les parois des grottes, sculpture de la pierre et de l’ivoire, façonnage de la terre crue, décor de la terre cuite, etc… L’art répond alors à trois fonctions essentielles. Fonction religieuse tout d’abord : l’art se fait reflet des systèmes de croyance qui opposent très nettement le masculin au féminin (idoles féminines aux attributs hypertrophiés, probablement vénérées pour leurs pouvoirs de fertilité), et en constitue les lieux de pratiques cérémonielles (grands centres mégalithiques) qui demeurent aujourd’hui largement méconnues. Fonction ostentatoire ensuite : ses représentations exaltent la force physique des chasseurs, puis celle des guerriers, et surtout, avec le fleurissement d’un art de la parure, apparaît le premier insigne de reconnaissance identitaire. Sa fonction esthétique enfin est particulièrement visible dans les décors soignés qui recouvrent les objets usuels de la vie quotidienne (vaisselle essentiellement) et qui fonctionnent, aussi, comme autant de marqueurs symboliques organisant la société.
Au sein de cette longue période, on distingue deux grandes époques. L’âge de la pierre d’abord se compose du Paléolithique (âge de la pierre taillée ; époque des chasseurs-cueilleurs) et du Néolithique (âge de la pierre polie ; apparition de l’agriculture et de l’élevage). L’âge des métaux ensuite, qui compte quant à lui l’âge du cuivre (également appelé Chalcolithique), l’âge du bronze et l’âge du fer. Contemporaine de l’apparition des métaux, la protohistoire (phase durant laquelle ces populations ne possédant pas l’écriture sont mentionnées dans les textes d’autres peuples) se caractérise par une structuration croissante de la société. Apparaissent simultanément une hiérarchisation accrue du pouvoir, le développement d’une économie avancée et les prémices des premières villes. Cette époque voit également l’émergence de princes barbares qui soutiennent la mise en place de réseaux d’échanges commerciaux avec les cités du monde méditerranéen. Ceux-ci soutiennent plus particulièrement la production d’un art somptuaire au service du pouvoir, art dont on conserve de nombreuses parures, destinées tantôt au prestige des chefs, tantôt à la célébration des dieux.
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Voir le contenu : La communauté du diaporama, par Alice Leroy
Picnic on the Esplanade, Boston, 1973
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À l’occasion de l’exposition consacrée à Nan Goldin au Grand Palais jusqu’au 21 juin 2026, Alice Leroy, enseignante-chercheuse et critique de cinéma, propose une série de textes explorant son œuvre à travers le prisme du cinéma. Entre diaporamas et installations se dessine une écriture de la mémoire et du désir. Elle revient ici sur The Ballad of Sexual Dependency et le diaporama comme forme collective.
Voir le contenu : Matisse 1941-1954 : tous les outils indispensables pour une visite éclatante au Grand Palais
Henri Matisse, Acanthes, 1953
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Vous venez découvrir l’exposition Matisse 1941-1954 ? Bonne nouvelle : tout est prévu pour profiter pleinement de la visite, que vous soyez en solo, entre amis, en famille ou avec des enfants. Parcours ludiques, outils accessibles… Suivez le guide pour...
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Couleurs vibrantes, motifs éclatants, regards affirmés : l’œuvre de Mickalene Thomas marque autant par sa puissance visuelle que par l’univers sensible qu’elle déploie. Sous vos yeux, un hymne à l'amour et un hommage à la résilience et la beauté des...