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L’ordre politique installé par Napoléon célèbre dès ses débuts la masculinité et la virilité guerrière. Idée très répandue parmi les révolutionnaires à la fin du XVIIIe siècle, la théorie de la vérité naturelle place les femmes en état d’infériorité physique et mentale. Cette logique, qui associe physiologie et psychisme, se base sur les différences physiques existantes entre les sexes.
La généralisation de cette mentalité sous l’Empire conduit à une division de la société en deux sphères bien distinctes, dont les raisons d’être sont conçues comme complémentaires. D’un côté, la sphère masculine allie la force et la domination ; de l’autre, la sphère féminine se structure autour de la natalité et de la famille. Dans ce schéma, les femmes s’effacent au profit de leurs statuts d’épouses et de mères – elles deviennent garantes de la respectabilité du foyer. Dès les premières années de la Révolution, le statut civique des femmes est renié, car elles sont jugées trop influençables pour penser de manière autonome.
Le Code Civil traduit la mentalité de l’époque, et les aspirations d’une population qui, après la Révolution, attend plus de stabilité. « Les hommes font la loi, les femmes font les mœurs » : le Consulat et l’Empire font de la cellule familiale la pierre angulaire de leur projet de société, qui doit apporter paix et prospérité à la nation française. Le Consul, en homme de son temps, ne conçoit les femmes que comme épouses et mères placées sous la tutelle d’un mari. Les environnements dans lesquels Napoléon a évolué n’ont d’ailleurs jamais été porteurs d’idées avant-gardistes sur l’émancipation des femmes. Aussi, l’article 213 du Code civil stipule que « Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari ». Le sexe faible ne peut donc décider seul de son choix de vie, ni gérer ses propriétés sans l’accord de son mari.
Malgré tout, certains élans progressistes peuvent être relevés : le mariage reste un contrat civil et s’inscrit dans un cadre laïc et le divorce, bien que rendu difficile, est maintenu. Au-delà du rôle de figurantes qui leur est assigné, les femmes savent imaginer de nouvelles attitudes et forger leur ambition dans les interstices qui s’offrent à elles. Ainsi, malgré une instruction défaillante et parcellaire pour les filles, les productions féminines littéraires, musicales et picturales sont de plus en plus nombreuses sous l’Empire.
L'expo Napoléon, à la Grande Halle de la Villette, est ouverte tout l'été !
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À l'occasion de la deuxième saison estivale de Grand Palais d’été, en partenariat avec les Nuits de Fourvière, Lucie Antunes recherche 100 batteuses et batteurs amateurs afin de donner vie à la Symphonie pour 100 batteries, présentée au Grand Palais le samedi 27 juin 2026. Une invitation à rejoindre une expérience artistique collective hors norme et à faire résonner la batterie comme langage partagé !
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Les Dix Plus Grands, group IV, 2 octobre - 7 décembre 1907, 315 x 234 cm
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En ce moment ou très prochainement, le Grand Palais présente plusieurs grandes figures majeures de la création moderne et contemporaine, aux univers singuliers et traversés par l’intime, la mémoire, le détail et la puissance du geste artistique.
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Vue de l'exposition Dessins-sans-limite au Grand Palais, avec le Centre Pompidou - scénographie Pauline Phelouzat
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Vous avez encore jusqu’au 15 mars 2026 pour visiter l’exposition Dessins sans limite au Grand Palais et découvrir l’histoire et les métamorphoses du dessin à travers la collection du Centre Pompidou !