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Irving Penn à Paris : la mode mais pas que !

mer, 25/10/2017 - 17:23 -- debout
En juillet 1950, alors qu’Irving Penn photographie les collections parisiennes pour Vogue, il commence une série sur les petits métiers, qu’il poursuivra à Londres et à New York. Ce sera la série la plus importante de sa carrière.

« Un flot ininterrompu d’ouvriers, de vendeurs de rue et de marginaux parisiens grimpait les six étages qui menaient au studio, où ils attendaient que vienne leur tour, entre deux séances de pose pour la haute couture ou des portraits de personnalités. » Accompagnés de leurs outils respectifs, un facteur ou un rémouleur côtoyaient les mannequins Lisa Fonssagrives et Régine Debrise, qui, peut-être, avaient croisé le sculpteur Alberto Giacometti dans les escaliers.

Il photographie des artisans avec leurs outils et des vendeurs de rue avec leurs marchandises, en utilisant le même studio en lumière naturelle, le même fond neutre et le même éclairage que pour les séances avec les mannequins. Ce mélange de bouchers, de boulangers et d’ouvriers du luxe constitue un « menu équilibré », comme il aime à le dire. Avec grâce et finesse, Irving Penn s’appuie sur son exceptionnel savoir-faire pour faire poser les modèles et restituer soigneusement leur physionomie ainsi que leur tenue, leurs outils et leurs accessoires. Vogue publie en 1951 les portraits d’Irving Penn dans ses éditions aussi bien américaines qu’étrangères. En célébrant ainsi la vie des ouvriers et des artisans parisiens, Penn s’impose comme un connaisseur de l’homme du peuple. 

Ecoutez Jérôme Neutres, co-commissaire de l'exposition, nous parler des assistants de Penn lors de son séjour à Paris, dont les noms ne vous seront pas étrangers ... 


 

Irving Penn, Grand Palais
jusqu'au 29 janvier 2018

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