Le réalisme

5 juillet 2012
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Gustave Courbet (1819-1877) Les cribleuses de blé, 1854 Huile sur toile. H. : 1,31 ; l. : 1,67 m Nantes, musée des Beaux-Arts © RMN / Gérard Blot


En 1848, une révolution se déroule en France. Le peuple se soulève contre le pouvoir et instaure la IIe République. Les préoccupations sociales touchent également les arts.
Certains peintres vont refuser de représenter uniquement le passé. Ils s'intéressent à la société d'aujourd'hui, à la situation des ouvriers, des paysans. Ils puisent leurs sujets dans la réalité et non plus dans la Bible et dans les récits de l'Antiquité.

Gustave Courbet (1819-1877)

Courbet est le chef de file de ce nouveau mouvement. Il se détache des grands maîtres et son seul modèle est la nature. Il peint de nombreux portraits et des paysages, genre mineur pour l'Académie. En 1855, après de nombreux refus au Salon, il décide de monter, à part, sa propre exposition. Il accroche ses toiles dans une baraque à Paris qu'il nomme le “Pavillon du Réalisme”. Il s'agit de la première exposition indépendante qui inspirera celle des impressionnistes vingt ans plus tard. Champfleury, critique d'art rédige Le Manifeste du réalisme. Courbet veut “faire de l'art vivant”, comme il l'écrit: représenter des sujets du quotidien. En 1850, il peint Un enterrement à Ornans, toile très critiquée. Il utilise le grand format, réservé à la peinture d'histoire, pour peindre un sujet banal, non héroïque. Au premier plan du tableau: le trou de la tombe. Les paysans sont au même plan que les notables et les prêtres. D'autre part, il renonce au dessin et à la touche lisse, académique. Sa touche est épaisse, laissant volontairement apparaître les traces de son pinceau.
 

Gustave Courbet (1819-1877) Un enterrement à Ornans, 1849-1850 Huile sur toile. H. : 3,11 ; l. : 6,68 m Paris, musée d’Orsay ©RMN (Musée d’Orsay) / Gérard Blot / Hervé Lewandowski

Jean-François Millet (1814-1875)

Millet peint avec d'autres artistes dans la forêt de Fontainebleau, à Barbizon. Pendant que ses amis peignent des paysages, Millet s'intéresse à la figure. Il décrit la vie paysanne. Il s'agit ni d'un acte révolutionnaire, ni de moquer la population. Il peint ce qu'il observe, le travail dans les champs. L'Angélus présente une scène très calme, un moment de prière dans la journée de travail. Il s'agit d'un instant du quotidien.
 

Jean-François Millet (1814-1875) L’Angélus, 1857-1859 Huile sur toile. H. : 55 ; l. : 66 cm Paris, musée d’Orsay ©RMN (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

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