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En Russie soviétique, les arts à large diffusion prennent un essor particulier pour d’évidentes raisons politiques. Le cinéma constitue ainsi pour Lénine le plus important des arts, qui le nationalise en 1919.
Dans une perspective d’éducation et d’innovation, la première école au monde d’études cinématographiques naît à Moscou la même année, en 1919. Un de ses anciens élèves, Sergueï Eisenstein réalise, en 1924, son premier long-métrage: La Grève, après des débuts au théâtre.
Outre ses innovations dramaturgiques et son parti pris de décors et d’objets industriels authentiques, le film applique les principes du « montage des attractions » (éléments extérieurs à l’intrigue, destinés à produire un choc émotionnel et, partant, intellectuel).
Dans Le Cuirassé Potemkine (1925), le montage privilégie les détails frappants, réduit les protagonistes à leurs signes distinctifs. Les intertitres s’imposent à l’attention du spectateur et rythment l’action. Les acteurs sont remplacés par des non-professionnels représentant des « types » sociaux.
Dans Octobre (1928), Eisenstein expérimente le cinéma « intellectuel » qui suscite un raisonnement conceptuel dans l’esprit du spectateur.
Tous les films sont politiquement orientés. Le contenu idéologique des films distribués est loin de satisfaire les exigences. Dans les années 1920, il arrive que l’on projette encore de vieilles copies des années 1910, particulièrement dans les campagnes. On importe certains films réalisés par des cinéastes émigrés (Ivan Mosjoukine reste une vedette très appréciée). Le service de remontage mis en place pour rectifier la teneur des films suit les recommandations de la censure, mais ne parvient pas toujours à des résultats probants : en URSS comme ailleurs, la critique se gausse régulièrement d’intrigues rendues incohérentes.
Mais c’est au sein de ce service que font leurs armes les frères Vassiliev (Sergueï et Georgi Vassiliev), Esther Choub, Eisenstein ou Koulechov. Si le contrôle idéologique se renforce considérablement au fil des années, le cinéma soviétique continuera de faire la part belle à des adaptations littéraires dépourvues de toute allusion politique, ou à des comédies légères dans lesquelles le spectateur serait bien en peine de trouver la moindre évocation des valeurs du régime. Une part importante de la production vise le divertissement, et l’idéologie peut en être extraite. Enfin, « politiquement orienté » ne signifie pas nécessairement « dans la ligne », tant celle-ci est fluctuante. Entre l’approbation d’un scénario et la sortie du film, les orientations ont généralement évolué si bien que le produit doit être mis en conformité. La réécriture, le tournage de scènes supplémentaires, le remontage, les remaniements font partie des maux endémiques du cinéma soviétique de la période stalinienne. Les interdictions aussi, synonymes de pertes sèches pour les studios.
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