Votre panier est vide
Besoin d'inspiration ?
Rendez-vous dans le programme en ligne du GrandPalais
Article -
À près de 80 ans, Matisse se réinvente : il ne peint plus, mais taille directement dans la couleur. Avec ses ciseaux, il invente un geste libre et direct qui donne naissance à des figures d’une puissance rare. Un nouvel élan créatif insufflé par la gouache découpée et dont l’histoire et les œuvres sont à découvrir au Grand Palais jusqu’au 26 juillet !
Dans ses dernières années, Matisse s’autorise toutes les libertés à travers la gouache découpée. Ce nouveau medium lui permet de "dessiner avec des ciseaux" et donc de tailler directement dans la couleur, sans plus avoir à dissocier ces deux éléments clés de son expression. Couleurs et formes ne sont plus séparées, elles deviennent une seule et même matière à composer.
Cette liberté nouvelle ouvre un champ immense de possibilités et donne naissance à des œuvres d’une grande force visuelle. Peu à peu, la gouache découpée ne se limite plus à des compositions végétales. Matisse l’emploie pour représenter des figures monumentales, à l’instar de Zulma et Danseuse créole qui sont visibles dans l’exposition.
Matisse composait la plupart de ses gouaches découpées à même les murs de son appartement. Affaibli par la maladie et la vieillesse, il était accompagné d’aides d’atelier. Paule Caen-Martin, Denise Arokas, Annelies Nelck, Jacqueline Duhême : elles sont plusieurs à avoir assisté Matisse, sous la houlette de Lydia Delectorskaya, auxiliaire dévouée de l’artiste depuis 1932. Ce sont elles qui couvraient de gouache les grandes feuilles de papier ensuite découpées par l’artiste ou qui déplacaient, selon ses instructions, les papiers découpés épinglés au mur.
Henri Matisse, Zulma, début 1950
Dans l’atelier, tout peut aller très vite. Certaines œuvres se construisent en une journée, d’autres en quelques jours seulement. Le geste de Matisse est précis, mais aussi très libre : il ajuste, déplace, superpose jusqu’à trouver l’équilibre. Le témoignage de Paule Caen-Martin, dans l’ouvrage Matisse, la couleur découpée : une donation révélatrice (2013) en éclaire le processus :
“Certaines oeuvres étaient jetées d’un seul coup sur le mur, d’autres prenaient forme lentement. Ainsi Zulma, maintenant au musée de Copenhague, fut attaquée un après-midi où Lydia était à Paris, occupée à un accrochage ou quelque autre tâche. Matisse et moi étions dans la chambre d’hiver, c’était en 1950. Le maître était jovial, détendu dans son fauteuil roulant. Il commença par découper le personnage bleu central, avec des seins faisant corps avec l’ensemble ; puis il fallut glisser derrière cette forme des feuilles vertes et jaunes. La grande flamme orangée qui la traverse, de bas en haut, vint après, de même que les traits au pinceau et à l’encre de Chine dessinant le pubis et les jambes. Nous en restâmes là le premier jour. Matisse dut étudier son travail pendant la nuit car, dès mon arrivée, le lendemain, il me fit planter la table et la potiche violette posée dessus, ensuite le parquet brun et orangé. En dernier lieu apparut le vase bleu et terre de Sienne avec son bouquet dessiné d’un trait de crayon gras. Nous avions terminé en deux jours. “
- Paule Caen-Martin, Matisse, la couleur découpée : une donation révélatrice, 2013
Le médium de la gouache découpée, particulièrement fragile car photosensible, n’est désormais que très rarement exposé dans les salles des musées. C’est la première fois en France, depuis une exposition au Musée des arts décoratifs de Paris en 1961 que vous pouvez découvrir cette part essentielle de sa pratique ! Rendez-vous au Grand Palais jusqu’au 26 juillet pour en profiter.
Henri Matisse, Nu bleu II, 1952
Matisse
1941 – 1954
Expositions
24 mars - 26 juillet 2026
Votre panier est vide
Besoin d'inspiration ?
Rendez-vous dans le programme en ligne du GrandPalais
Voir le contenu : Matisse 1941-1954 : tous les outils indispensables pour une visite éclatante au Grand Palais
Henri Matisse, Acanthes, 1953
Article -
Vous venez découvrir l’exposition Matisse 1941-1954 ? Bonne nouvelle : tout est prévu pour profiter pleinement de la visite, que vous soyez en solo, entre amis, en famille ou avec des enfants. Parcours ludiques, outils accessibles… Suivez le guide pour explorer l’univers vibrant d'Henri Matisse en toute liberté !
Voir le contenu : Matisse au Grand Palais : les célèbres “Nus bleus” exposés !
Henri Matisse, Nu bleu II, 1952
Article -
Figures monumentales d’un bleu perçant, ils sont l’un des symboles de l'œuvre de Matisse : jusqu’au 26 juillet, les célèbres Nus bleus de l'artiste sont exceptionnellement réunis au Grand Palais pour l'exposition Matisse, 1941-1954. Une occasion unique de...
Voir le contenu : Matisse, “Les Acanthes” : un hymne à la beauté de la nature
Vue de l'exposition Matisse 1941-1954, Grand Palais x Centre Pompidou
Article -
Chez Matisse, la peinture prend des allures de jardin en expansion ! Jusqu’au 26 juillet, l’exposition consacrée aux dernières années de l’artiste révèle un univers foisonnant où la couleur devient nature vivante. Une occasion inédite d’admirer les...