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Au delà de leurs valeurs esthétiques indéniables, les photographies de Seydou Keïta témoignent des changements profonds d’une société malienne à l’aube de l’indépendance. Inventeur de nouveaux codes à travers le port d’accessoires et la pose de trois quarts, le photographe malien affranchit ses modèles de la représentation ethnographique de l’homme africain.
Réunis pour la première fois dans un parcours riche de 300 tirages, ces clichés pris entre 1948 et 1962 se font le reflet d’une Afrique de l’Ouest en marche vers la modernité et désireuse de s’émanciper de l’influence des colons. Si la tradition demeure à certains égards comme en atteste ce cliché de Keïta représentant deux co-épouses vêtues de boubous, une autre histoire s’esquisse, témoignant de la réalité plurielle du Mali de l’époque. Proclamée en 1960, l’indépendance laisse en effet flotter un sentiment de renouveau que la jeunesse malienne incarne au rythme du rock et de la salsa.
Se faisant les symboles d’une Afrique insouciante et joyeuse, les hommes posent habillés à l’Occidental tandis que les femmes chevauchent un deux-roues, s’appuient sur un poste de radio ou s’adossent contre une Jaguar flambant neuve. Exprimant tour à tour leur satisfaction d’être beaux et modernes, ils sont les dignes représentants d’une nouvelle liberté esthétique. « La photographie de Seydou Keïta marque la fin de l’époque coloniale et de ses codes de représentation pour ouvrir l’ère d’une photographie africaine qui, tout en puisant dans ses racines et dans son histoire, affirme sa modernité » résume si justement, Yves Aupetitallot commissaire d’exposition. En 1962, Keïta devient le photographe officiel de l’État malien créé deux ans plus tôt.
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At the Grand Palais, Eva Jospin's "Grottesco" exhibition offers a timeless journey. Mysterious caves, sculpted nymphaea, petrified forests and "embroidered tableaux" come together to form a world apart. In this interview, the artist reveals her sources of inspiration, her relationship with cardboard and embroidery, and the way she turns each viewer into an explorer of her fantastical landscapes.
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Portrait de Mickalene Thomas
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Entering the world of Mickalene Thomas means discovering a universe where love, beauty, and the power of Black women shine brilliantly. Over more than twenty years of creation, the American artist has reinvented the canon of art history, blending painting...
See content : The "Dessins sans limite" exhibition is now open: 6 resources to make the most of it!
André Derain, Les Filles, 1905-1906, Aquarelle, encre de Chine et mine graphite sur papier 42,5 x 53,5 cm, Dation, 1994. AM 1994 - 80, Centre Pompidou, Paris
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Drawing invites itself to the Grand Palais in a major exhibition: over 300 works by 120 artists, including many masterpieces are to be admired until March 15, 2026. Discover here the must-have tools to enhance your visit!