Alexander Calder et l’abstraction : un fondement de la collection Fisher

Issu d’une famille de sculpteurs, Alexander Calder se perd toutefois dans les couloirs du Stevens Institute of Technology dans le New Jersey où il entreprend des études d’ingénieur en mécanique. Comme une résurgence irrésistible de son destin, son succès en tant qu’illustrateur est bien plus florissant que sa carrière d’ingénieur, le reconduisant tout naturellement sur la voie de l’art...
20 avril 2015
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Pauline Weber
Alexander Calder : © Calder Foundation New-York / ADAGP, Paris 2015
Son arrivée à Paris sera par ailleurs déterminante. S’il a peu créé, c’est dans cet environnement qu’il a eu « envie de faire les choses à sa façon » armé de fils et de morceaux de fer. Ses sculptures abstraites voient en effet le jour dans les années 30 à l’heure où l’avant-garde artistique bat son plein à Montparnasse et Montmartre, noyaux du renouveau culturel. Aujourd’hui, leur identité visuelle est si forte que l’on ne les nomme plus : mobile et Calder résonnent quasiment de manière synonymique. Baptisé ainsi sous les conseils de Marcel Duchamp, « le mobile désigne quelque chose qui bouge, mais il renvoie aussi à l’idée de motivation. »
 
Alexander Calder tient une place à part dans la collection Fisher puisqu’il est le seul artiste moderne à proprement parler. Sa présence n’a cependant rien d’étonnant tant l’artiste américain fascine Donald Fisher : « À mon avis, Calder est le plus grand sculpteur qui ait jamais vécu, car il est si créatif. Il y a dans son œuvre une telle variété et il a tout créé avec des matériaux qui ne coutaient pratiquement rien. » L’œuvre de Calder est en effet vivante et attrayante par ses couleurs et son esprit ludique donne à celui qui l’observe une incroyable énergie.
 
De plus, son apport dans le courant abstrait est déterminant dans la constitution de l’art d’après-guerre et postérieur à 1960. L’abstraction est en effet une préfiguration évidente à l’expressionnisme abstrait et à son contre-courant le minimalisme. Père spirituel et socle de l’art contemporain, Calder constitue donc l’un des fondements de la collection Fisher dont Ellsworth Kelly se fait indéniablement l’héritier.

Pauline Weber
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