Amadeo : « la caricature ou la liberté »

Apprenez à connaître un peu mieux "le secret le mieux gardé de l'art moderne". L'artiste portugais Amadeo de Souza-Cordoso est au Grand Palais jusqu'au 18 juillet 2016.
1 juin 2016
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Mélissa Lacoste
Caricature d’Emmérico Nunes, 1910, Aquarelle et encre de Chine sur papier, Museu Municipal Amadeo de Souza- Cardoso / Câmara Municipal de Amarante
La carrière d'artiste d'Amadeo débute par la pratique de la caricature, encouragé par son oncle dès son plus jeune âge. La caricature est une forme d'art dans laquelle le jeune Amadeo trouve un sentiment de liberté. Il peut y créer un univers, des personnages, s'éloigner de la reproduction stricte de la nature et des canons de l'art classique qui lui semblent étouffants.

On descelle déjà un trait non-conformiste, sa vision d'un art polysémique où les formes et les perceptions sont omniprésentes. Il aime caricaturer les visages de son quotidien, en croquant des parisiens, des artistes mondains et ses amis portugais comme Emmerico Nunes qu'il représente assis, étranglé par ses  jambes démesurées et longilignes. Ses caricatures seront publiés dans plusieurs journaux portugais comme Ilustraçoes popular ou Mundo Elegante e Moda Ilustrada, lui assurant une certaine reconnaissance.

Son père, voyant cette réussite et le désintérêt de son fils pour l'architecture dont celui-ci lui fait part depuis 1907, l'enjoint à abandonner ses études au profit de la caricature en 1909. Mais Amadeo est déjà tourné vers la peinture et intégre l'académie Viti à Paris où il suit avec attention les cours du professeur Anglada Camarasa.

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