Fantin-Latour au travail : d'après le nu

Du 14 septembre 2016 au 12 février 2017, Henri Fantin-Latour est l'invité d'honneur du Musée du Luxembourg. Un artiste à part, sensible, à fleur de peau, aux multiples facettes, que nous vous proposons de découvrir.
15 novembre 2016
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« Moi je suis fanatique de la photographie. » Fantin-Latour, 1888

Photographie © Musée de Grenoble.
Largement inédit, le fonds de photographies d’Henri Fantin-Latour conservé au Musée de Grenoble révèle une dimension inattendue du travail de l’artiste. Fantin semble avoir acquis de façon compulsive ces images, objets d’étude autant que de délectation. Si les reproductions d’œuvres anciennes n’étonnent pas chez un homme qui passa l’essentiel de sa jeunesse au Louvre, la surprise est plus grande de découvrir dans l’ensemble de documents donnés par sa veuve à la Ville de Grenoble en 1921 un fonds de photographies de nu aussi conséquent. Comble de l’étonnement, ces clichés se retrouvent parfois transposés sur calque, sur papier ou même sur toile. On comprend dès lors l’usage que Fantin faisait de ces images : à une époque où il pouvait être difficile de trouver des modèles, et pour un homme pudique et exigeant tel que lui, il y avait certainement maints avantages à travailler sur photographies plutôt que d’après modèles vivants.


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