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C’est à partir de la seconde moitié du XIXe siècle qu’un courant symboliste nait à la suite de premiers mouvements emprunts d’idéalisme menés par Blake, Fussli, Goya ou encore Friedrich.
Ce courant se développe ainsi dans le contexte d’une société en pleine mutation (progrès technique, capitalisme en plein essor, exode rural, glissement des codes traditionnels, remise en cause des dogmes religieux...). Le triomphe du matérialisme mène alors toute expression artistique vers la conscience historique et l’expérience visuelle du spectateur à travers l’académisme mais aussi le naturalisme et l’impressionnisme.
Le symbolisme s’oppose alors aux représentations matérielles et pragmatiques en développant un art amer et pessimiste, transcrivant un doute profond, un sentiment d’échec ou de décadence face au progrès récent. Il a ainsi recours à un monde imaginaire, immatériel, dont l’évocation est permise par l’intermédiaire du rêve (Dans le rêve de Redon), de la vision ou de l’hallucination. La référence aux cultes est alors fréquente (Maurice Denis, Puvis de Chavannes) notamment par la représentation d’un monde de l’au-delà.
Le courant pictural symboliste se caractérise par une production d’images différente de la réalité visible grâce au recours aux « symboles » comme l’allégorie ou l’emblème. L’image doit provoquer ou suggérer des significations nouvelles et mystérieuses, autres que celles représentées. Il est représenté par les Préraphaélites (Burne-Jones) en Grande-Bretagne, Puvis de Chavannes, Gustave Moreau, Odilon Redon puis les Nabis (Maurice Denis) en France, les Sécessions de Munich, Vienne (Klimt) et Berlin…
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Nous, frissons d’étoiles, 2026
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