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Comme le chiffonnier de Baudelaire qui trie les déchets rejetés par la ville, Irving Penn voit de la poésie dans les détritus : pris au sens large, ils constituent des témoignages indirects de l’état du monde.
Ce commentaire ironique sur la culture du jetable et du provisoire aux États-Unis souligne indirectement l’irresponsabilité du gouvernement et des grandes entreprises qui salissent la planète et compromettent la santé des êtres humains. En 1979-1980, il prolonge ce thème avec une série appelée Archaeology ; comme si un chiffonnier l’avait laissé faire son choix dans son sac ou si un archéologue avait partagé avec lui les fragments et les artefacts trouvés lors d’une fouille dans une décharge, il transforme en oeuvre d’art sa collection grandissante de vieille vaisselle, de morceaux de métal, de bouts d’os et de pièces de machines. Puisque la modernité a fabriqué, dédaigné puis jeté ces choses, semble suggérer Irving Penn, il ne s’agit pas seulement de détritus, mais bien d’un autre versant de notre civilisation.
Sa pratique de la nature morte, assemblée à la manière d’un puzzle en trois dimensions, est une forme de méditation créative. Irving Penn s’absorbe dans l’observation des matières, scrute les trésors qu’offrent à son imagination le cuir des chaussures, une cruche fissurée ou un pétale.
Aussi sensible à la charge émotionnelle des objets qu’à l’étincelle sensible émanant des individus, il écoute leur message et les photographie séparément ou en conversation, tels des substituts d’êtres humains. Ces assemblages sont ensuite défaits, puis minutieusement réagencés dans d’autres configurations. Les photographies figent les instants de répit dans l’activité mentale incessante d’Irving Penn. Elles pérennisent un cycle de changement perpétuel et offrent une nouvelle preuve de l’exceptionnelle fécondité de l’artiste.
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See content : In the fantastic world of Eva Jospin: 8 questions for the artist
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At the Grand Palais, Eva Jospin's "Grottesco" exhibition offers a timeless journey. Mysterious caves, sculpted nymphaea, petrified forests and "embroidered tableaux" come together to form a world apart. In this interview, the artist reveals her sources of inspiration, her relationship with cardboard and embroidery, and the way she turns each viewer into an explorer of her fantastical landscapes.
See content : The slideshow community, by Alice Leroy
Picnic on the Esplanade, Boston, 1973
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On the occasion of the exhibition devoted to Nan Goldin at the Grand Palais until June 21, 2026, Alice Leroy, lecturer, researcher and film critic, offers a series of texts exploring her work through the lens of cinema. Between slideshows and...
See content : The works you'll see in the Nan Goldin exhibition at the Grand Palais
Nan Goldin, Self Portrait at New Year’s Eve, Malibu 2006 in Memory Lost
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Enter the intimate and powerful world of Nan Goldin, icon of contemporary photography, with a major retrospective of her slideshows and videos at the Grand Palais from March 18 to June 21, 2026. An intimate journey that traces nearly five decades of...