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Entre mystères, splendeur et décadence, la République de Venise a dominé l’Europe jusqu’à sa chute à la fin du XVIIIe siècle. Revivez les derniers feux de la Sérénissime à l’occasion de l’exposition “Éblouissante Venise” au Grand Palais !
Une République “dominante” sur l’Europe
La Sérénissime, ou autrement dit la République de Venise, se constitue progressivement à partir du Moyen-Âge autour de la cité de Venise, s’imposant comme l’une des principales puissances économiques européennes. Intimement liée à la Méditerranée, la cité se développe grâce au commerce maritime et devient un axe incontournable, riche, prospère et politiquement influent.
Original pour l’époque, Venise est un Etat qui prend la forme d’une République oligarchique, c’est à dire que le pouvoir est réservé aux membres de la classe dominante. Le gouvernement est nommé par le Grand Conseil, à savoir l’ensemble de la noblesse, et se compose du doge, élu à vie et qui tient un rôle représentatif; du Conseil des Dix; des trois Inquisiteurs d’État; de Procurateurs; de conseillers du doge et d’un sénat.
La stabilité de ce système politique, sur près d’un millénaire, contribue au développement de la cité et à sa suprématie sur l’Europe.
Vers la chute de la République
Le développement économique de Venise s’accompagne d’une effusion artistique. Ville du théâtre et du divertissement, cité des plaisirs et de la virtuosité, la République attire les artistes de toute l’Europe. Malgré un déclin progressif de son influence au cours du XVIIIe siècle, la cité est encore riche et on vient de partout pour ses fêtes brillantes, l’opéra et les concerts.
Mais ce siècle à peine débuté, Venise est en perte de vitesse. Le commerce maritime se déplace de la Méditerranée vers l’Atlantique au moment où d’autres capitales connaissent les débuts de l’ère industrielle, s’amorce alors le déclin économique et politique de la République. Pourtant, l’image donnée par les artistes de l’époque est tout autre : point de désespoir et de déclin, l’heure est à la représentation du faste et du succès. C’est ce décalage entre réalité et représentation artistique qui sera fondateur de l’idée du “Mythe de Venise”. La République trépasse en 1797, vaincue par l’armée de Napoléon Bonaparte et passe alors sous la souveraineté autrichienne.
Venez découvrir cette période paradoxale, entre faste et déclin, lors de l’exposition “Éblouissante Venise” au Grand Palais !
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