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Sublime le carnaval de Venise avec tous ces masques, mais ce n'est pas que ça ! On vous explique tout sur ces mois de fêtes dans la Sérénissime avec toutes ses petites intrigues !
À Venise, le carnaval dure plus longtemps qu’ailleurs : de début octobre jusqu’à l’Avent – la période de Noël étant réservée aux dévotions –, puis du 26 décembre au mardi gras, et ensuite encore deux semaines à partir de l’Ascension.
Dans l’imaginaire, la théâtralité de Venise est liée au port du masque. Mais la réalité est un peu plus complexe. Le costume de masque est constitué par un manteau, le tabarro, noir, mais qui pouvait aussi être rouge ou d’une autre couleur, la bauta noire, sorte de capuchon couvrant la tête et les épaules, et le masque blanc proprement dit, le volto, s’est imposé au cours du XVIIIe siècle et a été adopté par les nobles pour des raisons de commodité et de discrétion.
Les femmes portent également la bauta, parfois en somptueuse dentelle noire, et se dissimulent sous un manteau qui ressemble au tabarro masculin. Elles peuvent aussi choisir un masque plus léger et plus souple, la moretta, en tissu. Le zendale, sorte de châle relevé au-dessus de la tête sera peu à peu emprunté aux classes populaires par les femmes de l’aristocratie, et devient courant à la fin du siècle. Grâce à ce costume de masque, les femmes peuvent sortir sans attirer l’attention et bénéficient ainsi d’une certaine liberté.
Le Conseil des Dix, par plusieurs délibérations, légifère sur les obligations faites aux femmes de ne se rendre au théâtre que masquées et leur interdit de se rendre dans les cafés, mais apparemment sans grand succès. Ce masque, qui permettait aux femmes de sortir incognito, leur permet une certaine émancipation. Carlo Goldoni, dont la pertinence de jugement ne peut être mise en doute, nous livre un des secrets de cette effervescence permanente : « Comme le fond du caractère de la nation vénitienne est la gaité, ainsi le fond du langage vénitien est la plaisanterie »
Toujours à l’affût, les espions des inquisiteurs d’État étaient prompts à découvrir les écarts de conduite et le seul fait de se réunir avec des amis dans un café ou de se rendre dans un de ces casini, appartements au décor raffiné, pouvait être dénoncé. Le masque, par ailleurs, était obligatoire en certaines circonstances : lors des audiences d’ambassadeurs, toujours pour éviter les possibles complots avec une puissance étrangère, ou dans certains lieux comme les théâtres, le Ridotto.
Venez découvrir la splendeur du Carnaval de Venise au Grand Palais dès le 26 septembre 2018 !
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