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Dans les vingt-cinq dernières années de sa vie, Miró déploie une énergie nouvelle avec des signes et des formes mettant en évidence une création toujours en éveil.
Dans la dernière partie de sa vie, Miró multiplie les défis et fait preuve d’une grande pugnacité physique et mentale. L’humour, l’esprit de jeu et de provocation l’animent plus que jamais.
Miró joue sur tous les registres, repousse les limites de ce qu’il a découvert et déjà exploré, tout en s’aventurant sur de nouveaux chemins. À l’épure azurée ou blanche de ses grands triptyques, il oppose l’intrusion du feu qui vient détruire ses Toiles brûlées (ci-contre). Son élan créateur le pousse à affronter avec toujours plus de liberté la matière, l’espace de la toile et à imposer l’immense pouvoir de ses signes graphiques. Miró se livre sans retenue dans une peinture qui exige l’engagement du corps entier. Il trempe ses doigts dans la couleur, peint avec ses poings, marche sur sa toile.
Retrouvant une puissance toute primitive, Miró renouvelle l’enchantement et le choc des nombreuses découvertes qui ont prévalu à toutes les périodes de son oeuvre.
Contrairement aux peintures des années 1924-1927, où l’écriture manuscrite s’accordait à celles des courbes flottantes, les lettres qui composent le mot « SILENCE » ont été inscrites au pochoir. Semblables à celles que l’on trouve sur des caisses ou des sacs de jute, ces lettres mécaniques se meuvent dans la composition comme de nouveaux signes vivants et actifs autour d’une structure orthogonale.
Par la répétition de la lettre O à laquelle répondent des cercles pleins peints en noir et la répétition de la lettre E, la peinture est devenue un champ de résonance phonétique.
Contrairement à la peinture titrée mai 1968 dans laquelle Miró avait exprimé la violence de la révolte de la jeunesse, Silence, avec sa mise en page de pleins et de vides, de notations, de ponctuations colorées semble être une invitation à la méditation.
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See content : Drawing with scissors: Henri Matisse's cut-out gouache technique
Henri Matisse, Zulma, début 1950
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At nearly 80 years old, Matisse reinvented himself: he no longer painted, but cut directly into color. With his scissors, he invented a free, direct gesture that gave birth to figures of rare power. A new creative impetus driven by the cut-out gouache technique, whose history and artworks can be discovered at the Grand Palais until July 26 !
See content : Barbara Forever, by Alice Leroy
Barbara in Mask, Washington D.C
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On the occasion of the exhibition devoted to Nan Goldin at the Grand Palais until June 21, 2026, Alice Leroy, teacher-researcher and film critic, offers a series of texts exploring her work through the prism of cinema. In this article, she returns to the...
See content : Hilma af Klint's Paintings for the Temple: a mission guided by angels
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Presented at the Grand Palais until August 30, 2026, the Paintings for the Temple is the most ambitious project of Hilma af Klint's artistic life. Visionary, mystical and deeply singular, the Swedish painter developed between 1906 and 1915 a monumental...