Votre panier est vide
Besoin d'inspiration ?
Rendez-vous dans le programme en ligne du GrandPalais
Article -
Très tôt, Toulouse-Lautrec fait de la photographie son alliée : c'est plein d'humour et d'auto-dérision qu'il se met en scène devant l'objectif !
Inépuisable, l’art de Lautrec se frotte à ce nouveau médium et en tire maintes étincelles. Les années 1880-1900 voient l’image mécanique se répandre partout et entraîner l’époque vers toujours plus de mouvement, de vitesse et d’inconnu. Une nouvelle relation au temps et à l’espace s’impose aux images fixes. Mais l’ivresse de la vitesse n’est pas exclusive d’autres curiosités.
Le travestissement auquel il s’est tant livré nous montre un artiste curieux du divers, attentif aux hommes et aux femmes, comme aux cultures, religions et sexualités. Le temps d’une pose, Lautrec change d’âge, de sexe ou de continent. N’y voyons pas l’aveu d’une fuite devant son physique disgracieux. L’usage ludique de la photographie confirme, au contraire, le désir de tout peindre.
"Il faut savoir se supporter soi-même "
Il aime se représenter en dessin, en peinture et dans la photographie. Il s’est mis en scène plusieurs fois avec ce médium, en costume japonais par exemple. Ses portraits oscillent entre ironie et dérision. L’artiste infirme rappelle qu’ «il faut savoir se supporter soi-même. » Il se déguise pour jouer avec humour de son image, en mettant ainsi à distance la blessure de son handicap.
Il porte ici le chapeau et le boa de sa grande amie Jane Avril, danseuse au Moulin Rouge. C’est d’ailleurs grâce à ses coiffures et longues robes ondulantes qu’il a su créer, pour elle, une silhouette identifiable à jamais. En réalisant cette photographie, où il apparaît déguisé dans un jeu sur l’identité, Lautrec questionne aussi la société sur la norme ou le rejet de toute différence. Au 20e siècle, des artistes vont s'emparer de ce sujet en travaillant sur la définition et la division masculin/féminin.
L'exposition Toulouse-Lautrec est ouverte jusque 22h pendant les vacances de la Toussaint. Profitez des nocturnes pour un meilleur confort de visite !
Votre panier est vide
Besoin d'inspiration ?
Rendez-vous dans le programme en ligne du GrandPalais
See content : Drawing with scissors: Henri Matisse's cut-out gouache technique
Henri Matisse, Zulma, début 1950
Article -
At nearly 80 years old, Matisse reinvented himself: he no longer painted, but cut directly into color. With his scissors, he invented a free, direct gesture that gave birth to figures of rare power. A new creative impetus driven by the cut-out gouache technique, whose history and artworks can be discovered at the Grand Palais until July 26 !
See content : Barbara Forever, by Alice Leroy
Barbara in Mask, Washington D.C
Article -
On the occasion of the exhibition devoted to Nan Goldin at the Grand Palais until June 21, 2026, Alice Leroy, teacher-researcher and film critic, offers a series of texts exploring her work through the prism of cinema. In this article, she returns to the...
See content : Hilma af Klint's Paintings for the Temple: a mission guided by angels
Article -
Presented at the Grand Palais until August 30, 2026, the Paintings for the Temple is the most ambitious project of Hilma af Klint's artistic life. Visionary, mystical and deeply singular, the Swedish painter developed between 1906 and 1915 a monumental...