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Dès 1886, Toulouse-Lautrec a compris le potentiel poétique et commercial des lieux de plaisir de Montmartre, qui attirent sur la butte une population mêlée, source d’une économie dont participe le monde des journaux et des images !
Véritable acteur de la vie parisienne, Toulouse-Lautrec fréquente les cabarets, les théâtres, les cafés. En effet, dans la capitale, la compétition est vive dans l’industrie des spectacles.
L’homme curieux et fasciné passe de la guinguette du Moulin de la Galette, situé rue Lepic, au Moulin Rouge, inauguré en 1889, place Blanche.
Là, se produisent la Goulue (1866-1929) mais aussi Jane Avril (1868-1943) et bientôt Yvette Guilbert (1865-1944). Il peut s’arrêter au Divan Japonais, rue des Martyrs ou au Chat Noir, boulevard Rochechouart, fondé en 1881 par Rodolphe Salis. Tout proche, s’élève le fameux cirque Fernando. Le peintre célèbre les atmosphères de ces lieux. Sous son pinceau, derrière les artifices, il traque les expressions du public et des acteurs. Ses cadrages surprenants révèlent la face cachée de toutes ces mises en scène, comme dans Au Moulin rouge, ci-contre.
Tout se tient et conforte en Lautrec le souci d’analyser les comportements humains là où ils dévoilent leur part d’animalité et d’excentricité. L’attrait du plaisir ne sourit pas seulement à l’hédonisme du peintre : la danse, les alcools et le sexe sont des révélateurs. Ils transcendent les classes sociales et assurent ainsi au peintre une matière et une dramaturgie nouvelles. Au vu des chefs-d’oeuvre des années 1889-1893, ceux qui imposent le monde inquiétant des bals publics, des cafés-concerts et des cabarets, la presse du temps parle de « comédie funèbre ». Faux : Lautrec ne stigmatise pas plus les enfants du peuple que les nantis. Hommes et femmes s’examinent, se jaugent, se cherchent et parfois se trouvent. Tout un théâtre d’attentes se déploie dans l’espace de tableaux concentrés sur leurs protagonistes. La couleur laisse vivre le dessin souverain et accuse le fantasque des lumières artificielles.
Profitez des derniers jours de l'exposition Toulouse-Lautrec au Grand Palais !
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See content : Drawing with scissors: Henri Matisse's cut-out gouache technique
Henri Matisse, Zulma, début 1950
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At nearly 80 years old, Matisse reinvented himself: he no longer painted, but cut directly into color. With his scissors, he invented a free, direct gesture that gave birth to figures of rare power. A new creative impetus driven by the cut-out gouache technique, whose history and artworks can be discovered at the Grand Palais until July 26 !
See content : Barbara Forever, by Alice Leroy
Barbara in Mask, Washington D.C
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On the occasion of the exhibition devoted to Nan Goldin at the Grand Palais until June 21, 2026, Alice Leroy, teacher-researcher and film critic, offers a series of texts exploring her work through the prism of cinema. In this article, she returns to the...
See content : Hilma af Klint's Paintings for the Temple: a mission guided by angels
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Presented at the Grand Palais until August 30, 2026, the Paintings for the Temple is the most ambitious project of Hilma af Klint's artistic life. Visionary, mystical and deeply singular, the Swedish painter developed between 1906 and 1915 a monumental...