Votre panier est vide
Besoin d'inspiration ?
Rendez-vous dans le programme en ligne du GrandPalais
Article -
À l'image de sa vie menée à cent à l'heure, Toulouse-Lautrec n'a cessé pendant toute sa carrière de représenter dans ses toiles le mouvement et la vitesse. Vite, on vous explique tout !
Élevé dans une famille où l’on s’adonne à l’équitation et à la chasse, Toulouse-Lautrec dessine dès l’enfance des chevaux. On sait son maître René Princeteau fort intéressé par les photographies de Muybridge décomposant le galop d’un cheval et l’on peut donc imaginer que son élève les a vues.
Cette capacité à saisir le mouvement et la vitesse trouve une autre expression lorsque, installé à Montmartre, Lautrec est happé par le tourbillon de la vie nocturne dont il choisit d’exprimer les danses fiévreuses. À observer tout ce monde qui chante et danse, Lautrec est tenté d’en représenter le dynamisme. C’est presque une obsession. Il est fasciné par la frénésie des danses de la Goulue, par le jeu de jambes de Jane Avril. La nervosité de sa ligne et la stridence de son trait se prêtent à la représentation du temps accéléré alors que naît le cinéma des frères Lumière.
Aux Folies-Bergère, Loïe Fuller (1869-1928) déploie les larges voiles de sa robe, dessinant dans l’air d’incroyables tournoiements. C’est comme la flamme d’un feu qui danse sous ses yeux. Au cirque, Lautrec observe les corps contorsionnés des trapézistes et des funambules.
Sur les champs de course, les jockeys et les chevaux captivent son regard, comme Degas avant lui. Il y retrouve les souvenirs équestres de l’enfance mais aussi le goût d’un monde qui va vite.
Cyclistes et automobilistes retiennent son attention. En cette fin de siècle où le sport se développe, la pratique du vélo est l’activité la plus populaire. Son ami Tristan Bernard (1866-1947) dirige le vélodrome Buffalo à Neuilly. Le peintre dessine et enregistre tout. Précurseur, avant les avant-gardes du 20e siècle, il célèbre la vitesse. Tous ces effets de rotation, de dislocation, de rapidité vont bientôt devenir l’un des thèmes majeurs de la peinture moderne des futuristes. Le peintre Frantisek Kupka (1871-1957), connaisseur de l’œuvre de Lautrec, en fait un sujet de recherches expérimentales.
Votre panier est vide
Besoin d'inspiration ?
Rendez-vous dans le programme en ligne du GrandPalais
See content : Drawing with scissors: Henri Matisse's cut-out gouache technique
Henri Matisse, Zulma, début 1950
Article -
At nearly 80 years old, Matisse reinvented himself: he no longer painted, but cut directly into color. With his scissors, he invented a free, direct gesture that gave birth to figures of rare power. A new creative impetus driven by the cut-out gouache technique, whose history and artworks can be discovered at the Grand Palais until July 26 !
See content : Barbara Forever, by Alice Leroy
Barbara in Mask, Washington D.C
Article -
On the occasion of the exhibition devoted to Nan Goldin at the Grand Palais until June 21, 2026, Alice Leroy, teacher-researcher and film critic, offers a series of texts exploring her work through the prism of cinema. In this article, she returns to the...
See content : Hilma af Klint's Paintings for the Temple: a mission guided by angels
Article -
Presented at the Grand Palais until August 30, 2026, the Paintings for the Temple is the most ambitious project of Hilma af Klint's artistic life. Visionary, mystical and deeply singular, the Swedish painter developed between 1906 and 1915 a monumental...