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Trois questions à Lucie Antunes, musicienne et compositrice d'une symphonie pour 100 batteries

Photographie portrait de Lucie Antunes en noir & blanc
Photo © Marco Dos Santos

Lucie Antunes

Samedi 27 juin 2026, dans la Nef du Grand Palais, cent batteuses et batteurs feront résonner une œuvre de transe puissante sous la baguette de Lucie Antunes. Bien plus qu’une pièce musicale, une expérience humaine qui célèbre la force du collectif vous attend.

Intitulée Symphonie Tribalisme, en 4 mouvements, cette œuvre rassemble 100 personnes qui ne se connaissent pas et viennent partager la même passion pour la musique sous la direction de Lucie Antunes. De cette rencontre naît une énergie collective rare : celle d’une communauté éphémère célébrant dans un geste musical puissant l’occasion de jouer ensemble, de faire corps et de s’unir face aux tensions du monde.

Pourquoi choisir des batteurs amateurs plutôt qu’un orchestre professionnel ? 

La création propose de réunir 100 batteuses et batteurs qui ne se connaissent pas, qui n’ont pas le même niveaux de batterie, qui viennent de milieux différents et de cultures différentes, avec un rapport à cet instruments différents. Ouvrir, élargir un maximum et mélanger des professionnelles et professionnels, des amateurs pour ne faire qu’un. Partager les connaissances, les expériences et s’unir pour fabriquer une pièce dans laquelle il n’y a pas d’égo, il n’y a pas de soliste, où chaque personne compte.

Cherchez-vous un son commun ou la coexistence de 100 singularités ? 

Un peu des deux. Chaque personne a une place importante et je suis face à des curieuses et curieux charismatiques qui se sont investis depuis deux mois pour apprendre une pièce de 16-17 minutes, faire des montages de partitions, se questionner, flipper... Tout compte et leur présence est unique et incroyable. Le résultat recherché est que ces personnes qui ne se connaissent pas, mais partagent aujourd’hui la même fragilité (pour certaine et certains, c’est leur première représentation publique), ne fassent qu’un et créer une symphonie dans laquelle tout s’imbrique parfaitement. 

La Nef est-elle pour vous un espace à maîtriser ou à laisser résonner librement ? 

Je ne maîtrise pas ce point tant que je ne suis pas sur place, soit deux jours avant la représentation. Je suis à la merci de la Nef qui aura peut être raison de moi et de nous. C’est à moi de m’adapter au lieu, nous sommes les invitées et invités dans cet endroit immense, très raisonnant pour 100 batteries. Ça veut dire que très probablement, il faudra que les batteuses et batteurs arrivent à contenir leur jeu, ce qui est le plus complexe dans cette discipline. Et en même temps, c'est une richesse d’associer cet instrument à des nuances moins fortes. On ne perdra pas en puissance !

Joueurs de batterie pendant une représentation
Paul Bourdrel

 Les derniers billets seront proposés uniquement sur place, le jour de la représentation, dans la limite des disponibilités.

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