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L'art minimal est basé sur le principe de l'économie des moyens. L'intervention de l'artiste sur l'œuvre doit être poussée à son minimum.
Les origines de l’art minimal
L’art minimal est né dans les années 1960 aux États-Unis. On peut parler d’abstraction et de géométrisation. L’expression minimal art (art minimal) est utilisée pour la première fois en janvier 1965 par le philosophe britannique Richard Wollheim (1923 – 2003) dans la revue Arts Magazine. Cet art est plutôt mal reçu par le public, qui voit un terme réducteur dans le nom même du mouvement. C’est-à-dire un art réduit à des structures simples. La figure géométrique (carré, rectangle, triangle…) tient une place très importante au sein de l’art minimal. Il s’inspire du principe élaboré par l’architecte allemand Ludwig Mies van der Rohe (1886 -1969) : « Less is more » (« Moins c’est plus »). Les principaux représentants du minimalisme sont :
• Tony Smith (1912 – 1980)
• Sol LeWitt (1927 – 2008)
• Donald Judd (1928 – 1994)
• Robert Morris (1931)
• Dan Flavin (1933 – 1996)
• Carl Andre (1935)
Caractéristiques d’un œuvre « minimale »
Les artistes minimalistes évitent tout rapport avec l’illusionnisme. Une œuvre doit être ni décorative, ni monumentale. Les dimensions sont à taille humaine et les matériaux utilisés sont divers : le bois, l’acier, le néon, le feutre, la tôle, l’aluminium… Pour ces plasticiens, il n’y a plus de peinture ou de sculpture mais plutôt des objets tridimensionnels (en 3 dimensions) spécifiques (qui ne sont pas classables). Donald Judd explique cela, dans un texte « Specific Objects » (1965) : « (…) la moitié, ou peut-être davantage, des meilleures œuvres réalisées ces dernières années ne relèvent ni de la peinture ni de la sculpture ». Il propose d’appeler ce type d’œuvre « des objets spécifiques ». L’art minimal est basé sur plusieurs principes, telles que la répétition (la série), les combinaisons et les variations de formes abstraites. Les structures sont élémentaires et réalisées avec des matériaux simples. Les œuvres sont généralement monochromes.
Frank Stella est un peintre américain considéré comme le précurseur du minimalisme. Son œuvre est caractérisée par une économie de moyens comme le montre Mas o Menos. Son format est particulier. Frank Stella utilise du noir et une trame (lignes blanches) qui structurent le tableau. Cela fonctionne comme une « peinture-objet ».
Donald Judd réalise à partir de 1965, des œuvres fixées aux murs constituées de plusieurs éléments, appelées « Stack » (pile). Les différents éléments sont placés à intervalles réguliers. Le premier élément, en partant du bas, est volontairement fixé non pas sur le sol mais légèrement au-dessus, car Donald Judd ne souhaite pas que l’on associe les « Stacks » à des colonnes, comme dans l’œuvre Stack Traduction : Pile; agencement équidistant.
Dan Flavin utilise beaucoup de néons de couleurs différentes. Il joue sur les variations de perception (du regard) en plaçant, par exemple, son œuvre Untitled (To Donna 5a) dans l’angle d’une pièce, les lumières accentuent les structures de l’architecture.
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