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Oscillant d’abord entre pointillisme et impressionnisme, c’est à son retour de son deuxième séjour à Pont-Aven en 1887 qu’Emile Bernard met au point le cloisonnisme et la synthèse picturale, expression de ces recherches de primitivisme. Pour lui, le procédé de l’impressionnisme, bon pour la production vivante de la lumière, dépouille la couleur. Il s’éloigne ainsi de la rigueur analytique du pointillisme et développe une théorie contraire, s’inspirant de l’observation de Louis Anquetin : en regardant à travers un carreau de couleur, on synthétise les sensations de soleil, de nuit et de crépuscule par un seul ton. Bernard utilise alors le cerne et des tons plus soutenus traités en larges zones colorées reprenant ainsi la base de l’art du vitrail, éliminant la perspective, l’ombre et le dégradé. A la construction de l’espace par la perspective est substituée une structuration en plans (Le pont de fer à Asnières).
En 1888, Bernard retrouve Gauguin à Pont-Aven, rencontré deux ans auparavant. Les deux artistes sont à un moment charnière de leur évolution artistique, en pleine mise au point du cloisonnisme pour l’un et d’aspiration au symbolisme pour l’autre : c’est la naissance de l’école de Pont-Aven. Un constant échange d’idées et un travail en commun font naître des œuvres importantes (Bernard, Bretonnes dans la prairie verte, Gauguin, Vision du sermon 1888). Ils participent à l’Exposition du Groupe Impressionniste et Synthétiste au Café Volpini à Paris qui donnera aux peintres de Pont-Aven une influence décisive sur tous les peintres d’avant-garde de Paris.
Deux ans plus tard, Bernard se brouille avec Gauguin, à qui la critique accorde la paternité du synthétisme et toutes les inventions du groupe de Pont-Aven. Le premier quittera la France pour l’Egypte abandonnant ses recherches picturales pour un style classicisant. Le second poursuivra ses recherches de symbolisme et de primitivisme à Tahiti. Le courant synthétiste ne survivra pas à ce départ et se fondra dans le symbolisme.
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See content : 5 things to know about Paul Cezanne before visiting the exhibition
Paul Cezanne, Pichet de grès, 1893-1894, Fondation Beyeler, Riehen-Bâle
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Considered one of the pioneers of modern art, Paul Cézanne had a profound impact on art history. Yet his work long baffled his contemporaries. Why did he paint so many apples? Which artists did he inspire? And why does his work resonate so strongly today? Here are five keys to better understanding his influence before visiting the exhibition “Cezanne and Us,” on view at the Grand Palais through January 17, 2027.
Widely regarded as one of the pioneers of modern art, Paul Cezanne left a profound mark on art history. Yet his work long baffled his contemporaries. Why did he paint so many apples? Which artists did he inspire? And why does his work resonate so powerfully today? Here are five key insights to help you understand his influence before exploring "Cezanne and Us", on view at the Grand Palais until January 17, 2027.
See content : Mika Ninagawa with EiM, "Alive with Shadows": Tickets are now on sale!
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Vibrant flowers and saturated colors, plays of light, and immersive sensory installations: from December 16, 2026, to March 21, 2027, Mika Ninagawa takes over the Grand Palais with her collective EiM to present an exhibition designed to be walked through...
See content : "Cezanne and us": 5 resources to guide you
Paul Cezanne, La Montagne Sainte-Victoire au grand pin, vers 1887, huile sur toile, 66.8 x 92.3 cm
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At the Grand Palais, the works of Cezanne and the artists he inspired await you. To make your visit an unforgettable experience, we’ve put together a range of helpful tools to guide you through the exhibition, deepen your understanding, create lasting...